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Voyager 2 livre encore des secrets après plus de 40 ans dans l’espace

Après 41 années de voyage et presque dix-huit milliards de kilomètres parcourus, la célèbre sonde Voyager 2 a quitté la bulle protectrice du Soleil pour entrer dans l’espace interstellaire, livrant de précieuses observations sur la frontière entre ces deux mondes.

« La frontière est très nette, Voyager 2 l’a traversée en moins d’une journée », explique à l’AFP John Richardson, l’un des coauteurs des cinq études consacrées lundi aux données fournies par la sonde américaine.

Voyager 1 et sa jumelle Voyager 2 ont été lancées en 1977 de Cap Canaveral, en Floride.

Depuis, les deux sondes baladent dans l’espace un message de paix, un enregistrement du chant des baleines, le « Johnny B. Goode » de Chuck Berry, du Jean-Sébastien Bach… Le tout au nom de l’humanité et à destination d’extraterrestres.

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Si les sondes venaient à en croiser, ces derniers pourraient également y découvrir des formules mathématiques ou les images d’une femme qui allaite, d’un repas chinois ou de l’intérieur d’une usine … Avec également des indications pour trouver notre planète.

Mais en attendant ces hypothétiques rencontres, Voyager 1 et 2 fournissent de précieuses informations aux Terriens. Les deux bolides sont en effet les deux constructions humaines à s’être le plus éloignées de la Terre.

Les vents de particules soufflant de la couronne solaire à plus de 500 kilomètres par seconde créent une sorte de bulle protectrice (appelée l’héliosphère) autour du système solaire, en repoussant les rayons cosmiques provenant du cosmos.

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Or le 5 novembre 2018, sept ans après Voyager 1, Voyager 2 est passée de l’autre coté de ce bouclier, traversant l’héliopause, la limite au-delà de laquelle le vent solaire n’a plus d’effet, et laisse place à l’espace interstellaire, plus dense et plus froid.

La sonde a pu pour la première fois mesurer la température, la densité et la vitesse des vents solaires et interstellaires, ainsi que caractériser les champs magnétiques ou les rayons cosmiques, une aubaine tant la nature de cette frontière reste un mystère.

« Nous ne savions pas que la sonde pourrait fonctionner assez longtemps pour atteindre le bord de la bulle, en sortir et pénétrer dans l’espace interstellaire », se réjouit Ed Stone, coauteur des travaux publiés dans la revue Nature Astronomy.

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Si certaines observations confirment ce que Voyager 1 avait observé ou ce que les chercheurs avaient théorisé, d’autres bousculent nos connaissances.

Le fait, par exemple, que la direction du champ magnétique reste stable. « Une énigme majeure » pour John Richardson du Massachusetts Institute of Technology (MIT).

Une découverte qui va, sans aucun doute, mettre à l’épreuve les théoriciens, s’amuse Leonard Burlaga du NASA Goddard Space Flight Center.

Le milieu interstellaire, proche de la frontière, s’est également révélé beaucoup plus chaud que ce que les modèles prévoyaient.

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