Ce que 50 universitaires du monde entier veulent que le président Macron dise à Paul Biya

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on whatsapp
WhatsApp

Le président français Emmanuel Macron a été chargé de convaincre le président camerounais, Paul Biya, de participer à des discussions conduites par la Suisse qui, selon eux, pourraient mettre fin à la crise anglophone.

Leur engagement est contenu dans une lettre-signe signée par 50 érudits, écrivains et défenseurs des droits de l’homme. Les 50 signataires proviennent de milieux et de milieux différents, la plupart d’entre eux étant basés aux États-Unis, en Europe et en Afrique.

Considérant la crise anglophone comme «le Rwanda au ralenti», la lettre indiquait que les pourparlers menés par la Suisse seraient la meilleure solution.

«Nous exhortons respectueusement la France à user de son influence considérable auprès du gouvernement du président Paul Biya pour encourager le Cameroun à se rallier ouvertement aux pourparlers de paix conduits par la Suisse, afin de mettre un terme aux meurtres et aux atrocités commis dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays. le pays », lit-on.

Les érudits soulignant l’impossibilité de réagir en crise, la lettre avertie qu’il ne lui fallait pas laisser le pouvoir régir par le génocide rwandais avant que les mesures ne soient prises. «Avec plus d’un demi-million d’anglophones déplacés, il y a trois ans et, selon les rapports récents des Nations Unies, 1,4 million de personnes avec la famine », Note le rapport.

« La France et la communauté internationale savent peut-être que le récent grand dialogue national du Cameroun n’a pas abordé de manière adéquate la crise anglophone, la violence persistant dans les régions anglophones depuis la clôture du dialogue le 4 octobre », ajoute la lettre.

Saluant la récente libération de nombreux prisonniers politiques, des écrivains, des universitaires et des défenseurs des droits de l’homme ont expliqué qu’il ne suffisait pas de rétablir le calme, les causes profondes de la crise n’ayant pas été traitées dans le dialogue national.

Ils ajoutent que le dialogue «n’a pas mis fin aux atrocités, ni généré une solution politique acceptable ou viable pour les régions anglophones. Les pourparlers menés par la Suisse semblent désormais être le seul moyen de parvenir à une solution politique appropriée par le biais d’une table de négociation inclusive ».

Pour s’assurer que la France ne fait pas partie d’un « nouveau génocide en Afrique », ils ont exhorté le président Macron à « promouvoir les pourparlers suisses afin que la violence cesse », que les droits de l’homme soient respectés et que la situation redevienne normale au Cameroun anglophone et francophone. ”.

La lettre arrive à un moment où le président Biya et d’autres dirigeants mondiaux prennent part à une conférence de la paix en France.

Plus tôt aujourd’hui, mardi à la conférence, il a approuvé le statut spécial recommandé par le dialogue national tenu en octobre 2019 à Yaoundé.

Les critiques disent cependant que ce n’est pas suffisant, après que cela n’ait pas été inscrit à l’ordre du jour du Parlement, à l’ouverture de la session de novembre.

Dans la même catégorie

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers articles

Cinéma

Technologie

Les plus lus

No Content Available