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Emmanuel Guibert lauréat du Grand prix d’Angoulême

Le dessinateur et scénariste de BD Emmanuel Guibert, auteur notamment de la série « La guerre d’Alan » (L’Association, 2000-2008), a reçu mercredi le Grand prix de la ville d’Angoulême pour l’ensemble de son œuvre.

Le Grand prix de la ville d’Angoulême, décerné à la veille de l’ouverture de la 47e édition du festival de BD, est une des plus hautes distinctions pour un auteur de bande dessinée.

Ce prix est attribué à l’issue d’un vote de la communauté des auteurs professionnels de bande dessinée publiés en français, quelle que soit leur nationalité.

Finaliste pour la troisième année consécutive, Emmanuel Guibert, 56 ans, était en lice face à l’Américain Chris Ware (également finaliste en 2018 et 2019) et la Française Catherine Meurisse, dessinatrice à Charlie Hebdo, qui vient d’être nommée à l’Académie des Beaux-Arts. La dessinatrice fait l’objet d’une grand exposition au festival d’Angoulême. Cette expo, « Catherine Meurisse, chemin de traverse », est prévue jusqu’au 1er mars.

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Créateur de « La guerre d’Alan », une série inspirée des souvenirs de son ami et ancien soldat américain Alan Ingram Cope, Emmanuel Guibert est également l’auteur de la série « Le photographe » (Dupuis, 2003-2006) inspirée de la vie du photographe Didier Lefèvre en mission pour Médecins sans frontière.

Emmanuel Guibert est aussi le scénariste des séries pour la jeunesse « Ariol » (Bayard) et « Sardine de l’espace » (Dargaud), dessinateur de « La fille du professeur » et des « Olives noires » (écrit par Joann Sfar) ou « Capitaine écarlate » (écrit par David B.). Il est en outre auteur de beaux livres dont « Le pavé de Paris », « Italia » ou « Japonais ».

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En mai prochain, il publiera chez Dupuis « Dessiner dans les musées », compilation de croquis et dessins réalisés depuis le début des années 1990, au gré de ses pérégrinations dans les musées.

En 2017, Emmanuel Guibert avait déjà reçu à Angoulême le prix René-Goscinny du scénario pour l’ensemble de son œuvre.

« Certains hommes sont des caméléons, d’autres empruntent des identités, d’autres enfin sont des dessinateurs. Emmanuel Guibert, né en 1964, est tout cela à la fois, par la manière amoureuse dont il se glisse dans l’intimité de gens qui lui sont proches pour la sublimer par son geste créateur », avait estimé alors le jury du prix René-Goscinny.

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L’an dernier, le Grand prix d’Angoulême avait été attribué à la Japonaise Rumiko Takahashi, l’une des auteurs majeurs du manga, créatrice notamment des séries « Ranma 1/2 » ou encore de « Maison Ikkoku » (« Juliette, je t’aime » en français).

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