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A Strasbourg, plusieurs milliers de Kurdes réclament la libération d’Öcalan

Plusieurs milliers de Kurdes ont défilé samedi à Strasbourg, comme chaque année, pour réclamer la libération de leur chef historique Abdullah Öcalan, arrêté il y a 21 ans et condamné à la prison à vie en Turquie.

Partis en fin de matinée des alentours de la gare de Strasbourg, les manifestants ont été estimés à environ 12.000 par les organisateurs et 4.200 selon la police. Un meeting politique est prévu en début d’après-midi dans le sud de la ville.

« Depuis 21 ans, il (Abdullah Öcalan) est en prison et depuis 21 ans, des millions de personnes le soutiennent toujours », a souligné Agit Polat, porte-parole du Conseil démocratique kurde en France, espérant une « pression » internationale pour la libération du chef historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et que soit mis un terme à « la politique de guerre » du président turc Recep Tayyip Erdogan.

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Déambulant derrière une banderole tenue uniquement par des femmes et sur laquelle était inscrit « Liberté pour Öcalan, statut politique pour le Kurdistan », les manifestants agitaient de nombreux drapeaux avec la photo d’Abdullah Öcalan et scandaient notamment « Vive notre leader ».

Avec un foulard aux couleurs kurdes (jaune, rouge et vert) autour du cou, Yaşar, 36 ans, est venu presque tous les ans participer à cette marche annuelle depuis 1999. « C’est important de montrer que nous sommes derrière notre président et que la liberté doit être pour tous au Kurdistan », explique cet habitant de la région allemande de Sachsen-Anhalt, toutefois peu optimiste sur les perspectives à venir pour son peuple.

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Ce grand rassemblement kurde se tient à Strasbourg, ville du Conseil de l’Europe -dont la Turquie est membre- et de la Cour européenne des droits de l’Homme, chaque année depuis l’arrestation le 15 février 1999 d’Abdullah Öcalan.

Le chef de la rébellion kurde du PKK est détenu sur l’île-prison d’Imrali, située au large d’Istanbul, dans un isolement quasi-total.

« En prenant en otage M. Öcalan, c’est tout un peuple qui est pris en otage. (…) On refuse de vivre sans notre leader, notre langue, notre culture, nos valeurs », a déclaré Hélène Erin, porte-parole des organisateurs de la manifestation, critiquant que « l’Europe laisse faire ».

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Cette manifestation annuelle kurde avait rassemblé l’année passée 7.000 personnes, selon la police et 17.000 selon les organisateurs.

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