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pas d’entraînement avec contact avant longtemps, prévient un entraîneur anglais

Le rugby va devoir attendre « un bon bout de temps » avant de reprendre des entraînements normaux avec contacts entre les joueurs, en raison de l’épidémie de covid-19, a jugé mercredi l’entraîneur des avants anglais Matt Proudfoot.

« Les entraînements avec contact sont une chose qui va prendre un bon bout de temps » avant de revenir, a-t-il assuré lors d’une conférence téléphonique depuis son Afrique du sud natale, où il est retourné depuis la suspension des compétitions.

La fédération internationale World Rugby avait recommandé mardi d’attendre « une réduction des mesures de distanciation sociale ou une autorisation spécifique du gouvernement » avant de reprendre un entraînement normal.

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« Plutôt qu’un programme général comme toutes les équipes en suivraient, nous avons essayé d’avoir une approche holistique (globale, ndlr) pour les joueurs: que pourrait-on améliorer en lui dans son environnement familier que nous ne pourrions pas améliorer en camp d’entraînement ? », a détaillé le technicien au sujet de son travail en période de confinement.

Architecte du pack des Springboks qui ont remporté le dernier Mondial au Japon, Proudfoot a gardé contact avec le groupe du XV de la rose via les réseaux sociaux.

Mais l’absence d’entraînement physique régulier en période de confinement est particulièrement problématique pour les avants, a admis le coach et il leur faudra aussi un certain temps pour retrouver une forme compatible avec la compétition.

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Les coaches en charge de la puissance et de la condition physique ont proposé aux joueurs et à leurs clubs des programmes individualisés.

Proudfoot attendra ensuite les directives de la fédération anglaise (RFU). « Quand on pourra commencer les entraînements en petits groupes et mettre en place des situations en groupes réduits, les choses changeront un peu », a-t-il expliqué.

Le technicien, qui a porté le maillot écossais en tant que joueur, a aussi expliqué à quel point la collaboration avec le sélectionneur australien Eddie Jones avait été « une révélation » pour lui, en comparaison avec son travail pour Rassie Erasmus et l’Afrique du sud.

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« Là où les Springboks sont vraiment concentrés sur leur modèle, Eddie prend en compte tout le processus holistique, il évalue vraiment ses méthodes d’entraînement, la façon dont il prépare une équipe et le fait de façon extrêmement minutieuse », a-t-il détaillé.

« J’ai dû grandir et évoluer. Dans mon environnement sud-africain, c’était +l’exécution avant l’innovation+. Ici, c’est +l’exécution vient de l’innovation+ », a-t-il poursuivi.

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