Changements dans l’organigramme d’Amaury, inquiétudes à L’Equipe

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Le groupe Amaury, propriétaire de L’Equipe en proie à des tensions sociales, vient d’annoncer les nominations d’Aurore Amaury et Jean-Etienne Amaury à la direction générale, faisant d’eux la troisième génération à reprendre les rênes du groupe familial.

Aurore Amaury est également présidente du groupe L’Équipe et d’Amaury Média, la régie publicitaire, tandis que Jean-Etienne Amaury est président d’ASO, l’organisateur du Tour de France. Marie-Odile Amaury continuera d’assurer la présidence, précise le communiqué.

Ces nominations interviennent alors que les syndicats de L’Equipe ont tiré la sonnette d’alarme ce week-end, déplorant que la direction veuille « imposer une baisse significative des salaires, du 13e mois et des jours de RTT en échange d’un maintien de l’emploi jusqu’au 31 décembre 2024 ».

« Pour forcer vos représentants à accepter ces mesures brutales, elle exige de boucler un accord dans l’urgence d’ici fin juin, et menace dans un chantage scandaleux : c’est ça ou la suppression d’une centaine de postes à la rentrée », a dénoncé dans un communiqué l’intersyndicale SNJ, SNJ-CGT, UFICT-CGT, SGLCE-CGT.

Frappé par l’arrêt des compétitions sportives avec la crise du coronavirus, le journal a eu recours au chômage partiel, a dû réduire sa pagination et son prix. Sa diffusion a plongé (-14,64%, à 199.407 exemplaires en mars, selon l’ACPM/OJD).

L’intersyndicale pointe toutefois le fait que le groupe « n’a déposé aucune demande de prêt garanti par l’État (PGE) » et que « les premières évaluations de l’impact de la crise sanitaire fournies par la direction ne semblent pas devoir mettre en péril la trésorerie plantureuse du groupe Amaury, loin de là ».

« Autrement dit, alors que le gouvernement a recommandé aux entreprises de ne pas profiter de la crise sanitaire pour déclencher de douloureuses restructurations, la direction entend profiter d’une crise conjoncturelle pour imposer une attaque inédite contre ses salariés », dénoncent les syndicats.

Le groupe édite le journal L’Equipe, L’Equipe Magazine, Vélo Magazine, France Football, Sport & Style mais aussi la chaîne de télévision L’Equipe, et emploie environ 700 salariés.

Les salariés avaient fait grève début 2018 pour protester contre la suppression de 25 postes.

« Une fois de plus, faute de projet stratégique et éditorial pour un fleuron de la presse sportive, la seule solution trouvée par la direction est d’utiliser les salariés comme variable d’ajustement, dans une vision court-termiste de réduction des coûts », déplore l’intersyndicale.

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