La France va interdire la méthode d’étranglement de la police pour arrêter des suspects au milieu de la colère contre la mort de Floyd

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Le plus haut responsable de la sécurité de la France a déclaré lundi que la police n’effectuerait plus d’étranglement qui auraient été blâmés pour plusieurs cas d’asphyxie et qui feraient l’objet de nouvelles critiques après la mort de George Floyd aux États-Unis.

Alors que le gouvernement français subit des pressions croissantes pour répondre aux accusations de brutalité et de racisme au sein des forces de police, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a annoncé que « la méthode de saisie du cou par étranglement sera abandonnée et ne sera plus enseignée dans les écoles de police ».

Il a déclaré que lors d’une arrestation, « il sera désormais interdit de pousser sur la nuque ou le cou ».

Trois jours après la mort de Floyd avec un policier de Minneapolis étouffant son air, un autre homme noir s’est tordu sur le tarmac d’une rue de Paris alors qu’un policier lui pressait le genou au cou lors d’une arrestation. Les législateurs français ont appelé à l’interdiction de telles pratiques et ont également soulevé des critiques dans d’autres pays.

La France a vu plusieurs manifestations au cours de la semaine dernière déclenchées par la mort de Floyd, qui suscite la colère dans le monde entier.

Le président Emmanuel Macron est resté jusqu’à présent inhabituellement silencieux tant sur la mort de Floyd que sur ce qui se passe en France. Le bureau de Macron a déclaré qu’il s’était entretenu avec le Premier ministre et d’autres hauts responsables au cours du week-end et avait demandé à Castaner d’accélérer les plans d’amélioration de l’éthique policière initialement promis en janvier.

La semaine dernière, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur les insultes racistes et l’incitation à la haine raciale sur la base des commentaires prétendument publiés par la police dans un groupe Facebook privé.

Le site Internet Streetpress a publié une série de messages offensants qui, selon lui, ont été publiés au sein du groupe, tout en reconnaissant qu’il n’est pas clair si les auteurs étaient de vrais policiers ou des personnes prétendant être des policiers. Certains des commentaires rapportés se moquaient de jeunes hommes de couleur morts en fuyant la police.

Par ailleurs, six policiers de la ville normande de Rouen font l’objet d’une enquête interne sur les propos racistes d’un groupe privé WhatsApp. Ces deux incidents ont suscité des inquiétudes dans l’opinion publique concernant les opinions extrêmes de la police française.

Castaner a reconnu qu’il y avait des officiers de police racistes et a promis une «tolérance zéro» pour le racisme au sein de la force à l’avenir.

Les militants français disent que les tensions dans les quartiers à faible revenu avec de grandes populations minoritaires se sont aggravées au milieu des mesures de confinement des coronavirus, car elles ont davantage habilité la police.

Au moins 23 000 personnes ont manifesté samedi dans les villes de France contre l’injustice raciale et la brutalité policière, défiant même l’interdiction de la police de telles manifestations à Paris en raison des craintes de propagation du coronavirus.

Des militants ont défilé lundi dans la ville de Nantes, dans l’ouest du pays, et d’autres manifestations sont prévues mardi en France, lorsque Floyd sera enterré.

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