La question du racisme « mine notre société », selon Berger

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La question du racisme « mine notre société », a estimé dimanche sur France 3 Laurent Berger, appelant à une « politique beaucoup plus forte » pour lutter contre les discriminations en France.

« On est à la fin de la période de confinement et le premier sujet qui émerge (…) c’est le problème du racisme. C’est assez symptomatique », a relevé le secrétaire général de la CFDT, invité de l’émission Dimanche en politique.

« Cette question, elle mine notre société ».

« Je ne veux pas me retrouver dans une situation où je devrais être soit identitaire, soit indigéniste. Moi, je suis humaniste, anti-raciste », a-t-il ajouté, invitant à poser « le débat » sur la manière de mener « une politique beaucoup plus forte contre le racisme et les discriminations dans notre société ».

Pour lui, ce débat « ne se passera pas au ministère de l’Intérieur » mais notamment au sein des associations anti-racistes, avec les employeurs, les syndicats.

« Les partenaires sociaux ont un rôle à jouer et doivent s’exprimer collectivement dans cette période pour dire que dans le monde du travail, il n’y a pas de place à la discrimination, au racisme », a ajouté Laurent Berger.

Invité à se prononcer sur un éventuel débat autour des statistiques ethniques — interdites en France –, proposé samedi par la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, Laurent Berger a expliqué que ce sujet « traverse » la CFDT: certains cédétistes sont favorables à de telles statistiques quand d’autres, comme lui, sont « plus mesurés ».

« Il faut mesurer le phénomène discriminatoire, je préfère le testing », a-t-il dit, pointant le fait que lors des recrutements, « ceux qui restent sur le carreau c’est souvent les mêmes: ceux qui n’ont pas, soit-disant, la bonne couleur de peau ou la bonne adresse ».

En outre, il a appelé à « régulariser les travailleurs sans papiers », notamment de l’entreprise Frichti, qui « ont été durement exposés » pendant la période de confinement. « Aujourd’hui, on a besoin d’une vague de régularisation parce que ces gens travaillent, paient leurs impôts ».

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