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Une vague d’exécutions en Iran

Ces derniers jours, le régime iranien a condamné au tribunal de la prison d’Evine Plusieurs partisans de l’OMPI pour « guerre contre Dieu », les mettant ainsi face au risque d’une exécution.

Afin de créer un climat de terreur et pour empêcher la montée des soulèvements populaires, et par crainte de l’accueil réservé par l’ensemble de la jeunesse aux Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) le régime iranien a lancé une vague exécutions en Iran.

Le 10 septembre, pour la troisième fois, la 38e branche de la Cour suprême des mollahs a confirmé la condamnation à mort de sept prisonniers politiques sunnites détenus dans le quartier 7 de la prison de Gohardacht à Karaj, à l’ouest de Téhéran.

Farhad Salimi, Qassem Absteh, Davoud Abdollahi, Ayoub Karimi, Anwar Khezri, Khosrow Besharat, et Kamran Sheikha, incarcérés dans les prisons d’Oroumieh, Evine et Gohardasht depuis 11 ans, avaient été précédemment condamnés à mort par les 41e et 42e branche de la Cour suprême.

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Le 6 aout 2020, la 27e chambre de la cour suprême des mollahs a confirmé la peine de mort inhumaine contre le prisonnier politique Heydar Ghorbani, originaire de Kamiyaran, en Iran. Son dossier a été envoyé à l’application des peines de Sanandaj, en vue de son exécution.

Au même moment, hier, le chef de l’appareil judiciaire du régime, Ebrahim Raïssi, a réagi au tollé international soulevé par l’exécution criminelle de Navid Afkari. Il a déclaré : « Les juges en quête de justice qui doivent répondre à Dieu rendent des verdicts basés sur la loi et la charia. L’agitation ne doivent pas et ne peuvent pas influencer l’opinion d’un juge. »


Ali Bagheri, adjoint aux affaires internationales du pouvoir judiciaire, a évoqué les nombreuses manifesttaions contre la pendaison de Navid Afkari par des Iraniens à l’étranger et a déclaré : « Ceux dont les mains sont tachées du sang de la nation iranienne sont censés crier dans les capitales européennes : ‘meurtrier, nous poursuivrons ton chemin’ ». Il a effrontément attaqué les pays européens pour avoir permis aux Iraniens d’exprimer leur indignation face à l’exécution barbare d’Afkari, en affirmant qu’ils « soutiennent le meurtre sous le couvert des droits de l’homme ».

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Il a également fait référence à un tweet de l’ambassadeur allemand en Iran concernant l’exécution d’Afkari : « S’ils n’ont aucune idée de la justice et de la droiture, ils devraient au moins respecter les normes diplomatiques et ne pas devenir un porte-parole pour répandre des mensonges comme un groupe d’opposition ».

Soulignant que le régime iranien redoutant au plus haut point son renversement se livre à l’exécution des manifestants arrêtés, la Résistance iranienne appelle le Conseil de sécurité de l’ONU, le Secrétaire général, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, la Haut-Commissaire aux droits de l’homme et le conseil des droits de l’homme de l’ONU, le HCR, l’UE de prendre des mesures immédiates pour sauver la vie de prisonniers condamnés à mort à Evine et dans d’autres prisons. Elle réaffirme la nécessité d’envoyer une délégation internationale de visiter les prisons iraniennes et de rencontrer les prisonniers insurgés pour empêcher de nouvelles exécutions.

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