demande d’inculpation du fils aîné de Bolsonaro pour corruption

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Le parquet de Rio de Janeiro a annoncé mercredi avoir requis l’inculpation du sénateur Flavio Bolsonaro, fils aîné du président du Brésil, accusé notamment de détournement de fonds publics et de blanchiment.

Cette accusation formelle, la première d’un membre de sa famille depuis l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro en janvier 2019, est une mauvaise nouvelle pour le dirigeant d’extrême droite avant les élections municipales.

La requête du parquet doit être examinée par un juge, qui devra décider d’inculper ou non Flavio Bolsonaro.

Le sénateur de 39 ans est accusé d’appartenance à une organisation criminelle et d’avoir détourné des fonds publics quand il était député régional de l’Etat de Rio, de 2003 à 2018.

Il aurait pratiqué la « rachadinha »: des employés sont embauchés, rémunérés par l’Assemblée législative, puis reversent une partie de leur salaire à leur employeur.

« Je n’ai commis aucune irrégularité », s’est défendu Flavio Bolsonaro sur son compte Instagram. « Le parquet de Rio a commis une série d’erreurs bizarres dans sa demande à la veille des élections municipales » dont le 1er tour est prévu le 15 novembre.

Ces élections sont considérées comme un test de popularité à mi-mandat pour le chef de l’Etat. Flavio Bolsonaro s’est dit à plusieurs reprises victime de « persécution politique » visant à atteindre son père.

Le parquet a également requis l’inculpation de Fabricio Queiroz, ex-policier de 54 ans très proche de la famille Bolsonaro, arrêté en juin, ainsi que de 15 autres personnes.

Les médias lui prêtent des liens avec les milices paramilitaires qui sèment la terreur dans des quartiers populaires de Rio.

Queiroz a officié plusieurs années comme chauffeur, puis comme assistant parlementaire du fils aîné du président.

Le scandale a éclaté fin 2018, peu après l’élection de Jair Bolsonaro, quand l’agence gouvernementale de surveillance des transactions financières, la COAF, a mis en évidence des « transactions atypiques » en 2016 et 2017 sur le compte de Queiroz.

Selon le parquet, ce dernier aurait détourné 2,7 millions de réais (environ 470.000 dollars).

Ces sommes auraient été en partie blanchies par le biais de l’achat d’appartements en liquide. Une boutique de chocolats dont Flavio Bolsonaro est un des propriétaires aurait également été utilisée pour ce blanchiment d’argent issu de la « rachadinha ».

En août, le magazine Crusoé avait révélé que Queiroz aurait déposé 21 chèques de 72.000 réais (environ 22.000 dollars au taux de change de 2016) sur le compte de la Première dame Michelle Bolsonaro, entre 2011 et 2016.

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