Quatre jeunes escaladent le Mont-Saint-Michel: procès à l’automne

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Quatre jeunes âgés d’une vingtaine d’années sont convoqués devant la justice pour avoir escaladé, les uns samedi et les autres lundi, les toits de l’abbaye du Mont-Saint-Michel en travaux alors que des drones filmaient ces scènes, a annoncé mardi le parquet de Coutances (Manche).

Deux d’entre eux arrêtés samedi alors qu’ils « escaladaient les toits de l’abbaye » sont convoqués devant le tribunal de police de Coutances le 08 novembre pour l’infraction d’intrusion non autorisée dans un lieu historique ou culturel, selon un communiqué du parquet.

Une troisième personne qui a « filmé la scène à l’aide d’un drone » est convoquée en audience de plaider coupable le 22 septembre, selon la même source. Il est poursuivi pour les délits en lien avec la législation aérienne.

Deux autres jeunes ont été interpellés lundi alors qu’ils escaladaient également les toits de l’abbaye, poursuit le parquet. L’un comparaîtra le 8 novembre devant le tribunal de police de Coutances pour l’infraction d’intrusion non autorisée dans un lieu historique ou culturel. L’autre, qui pilotait un drone, est convoqué en audience de plaider coupable le 22 septembre pour les délits en lien avec la législation aérienne, toujours selon le parquet.

Ces « actes dangereux et interdits » feront « l’objet d’une réponse pénale ferme », a souligné le procureur de la République de Coutances Cyril Lacombe.

Le Centre des monuments nationaux (CMN) qui gère l’abbaye a annoncé avoir porté plainte.

Les deux premiers grimpeurs ont expliqué avoir utilisé le gigantesque échafaudage installé ces derniers mois dans le cadre de vastes travaux de renforcement de la façade du monument le plus visité de province, et les deux autres ont manifestement fait de même, a précisé à l’AFP Thomas Velter, administrateur de l’abbaye.

Samedi l’un d’entre eux a atteint le pied de l’archange qui culmine à plus de 150 mètres de haut, selon la même source.

« Ce sont des adeptes de ce qu’on appelle l’urbex, l’exploration urbaine, c’est-à-dire de l’escalade à mains nues, comme on le voit un peu partout en France et dans le monde, sur des monuments ou des buildings », a indiqué M. Velter.

Mais ces pratiques sont « extrêmement dangereuses », a ajouté l’administrateur de l’abbaye.

La sécurité a ainsi été « renforcée » lundi autour du chantier, dont l’accès était déjà fermé, a ajouté M. Velter, soulignant que toute chute serait mortelle. Selon une source proche du dossier, des agents de sécurité surveillent désormais l’accès au chantier et du barbelé est prévu sur les palissades. De la vidéosurveillance programmée avant ces événements arrivera en outre « très prochainement » sur site, selon le CMN.

L’infraction d’intrusion non autorisée dans un lieu historique ou culturel est punie d’une peine d’amende jusqu’à 1.500 euros, selon le parquet. Les infractions en lien avec la législation aérienne sont des délits pour lesquels la peine encourue peut aller jusqu’à six mois d’emprisonnement, 15.000 euros d’amende et la confiscation du bien ayant servi à commettre l’infraction (en l’espèce le drone).

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