Le lieu de vote de confiance doit être sûr, selon le parlement libyen

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Le parlement libyen basé à Tripoli a déclaré mercredi que la province dans laquelle se tiendra le vote de confiance pour le gouvernement d’unité nationale (GNU) récemment élu sous le Premier ministre désigné Abdul Hamid Dbeibah doit être débarrassée des mercenaires et des forces étrangères.

La déclaration du Parlement intervient après que la mission des Nations Unies en Libye a suggéré que le vote se tienne dans la province côtière de Syrte. De même, Aquila Saleh, présidente du parlement basé à Tobrouk, a appelé la semaine dernière l’assemblée à se réunir à Syrte le 8 mars pour voter sur le nouveau gouvernement d’unité.

«Nous espérons que les résultats du LPDF (forum de dialogue politique libyen) aideront à unir les institutions de l’État et à parvenir à la réconciliation nationale et à la justice sociale, y compris le retour des PDI (personnes déplacées à l’intérieur du pays), traduisant en justice les responsables de charniers et d’autres crimes», Parlement de Tripoli mentionné.

Elle s’est en outre déclarée prête à tenir la session pour unir les parlements de Tripoli et de Tobrouk.

De l’autre côté, le parlement a également exhorté le Conseil de sécurité de l’ONU à publier le rapport du groupe d’experts sur les allégations de corruption contre des membres du LPDF qui alléguait qu’au moins trois participants avaient été soudoyés pour voter pour Dbeibah.

Selon un rapport consulté par l’Agence France-Presse (AFP), les experts de l’ONU ont constaté que lors des pourparlers en Tunisie, deux participants « ont offert des pots-de-vin compris entre 150 000 et 200 000 dollars à au moins trois participants du LPDF s’ils s’engageaient à voter pour Dbeibah au poste de Premier ministre ».

Dbeibah, en réponse, a rejeté les allégations comme étant des «fausses nouvelles».

Les dernières allégations sont intervenues après que plusieurs organisations libyennes ont exigé en novembre une enquête sur des allégations de corruption sur la sélection de futurs responsables.

Auparavant, le général Ahmad Abu Shahma, chef du comité militaire du gouvernement libyen et membre de la Commission militaire mixte 5 + 5, avait également déclaré que le comité avait accepté de retirer les forces étrangères de Syrte, où les députés devraient se réunir.

La date limite pour le départ des mercenaires étrangers de Libye en vertu d’un cessez-le-feu d’octobre est passée en janvier, mais les mercenaires restent en Libye car aucun mouvement n’a été annoncé ou observé sur le terrain.

En vertu d’un accord du 23 octobre, les parties rivales de la Libye – à savoir le gouvernement d’accord national (GNA) reconnu par l’ONU dans la capitale libyenne Tripoli et le putschiste basé à l’est, le général Khalifa Haftar – ont conclu un cessez-le-feu permanent dans tout le pays à Genève, y compris un délai de trois mois pour le retrait des troupes étrangères et des mercenaires.

Des mercenaires et des armes étrangers ont afflué dans le pays depuis que Haftar a lancé son offensive, la Russie et les Émirats arabes unis (EAU) étant les principaux fournisseurs du général putschiste. Selon l’ONU, il y a actuellement 20 000 forces étrangères et / ou mercenaires en Libye.

Le groupe russe Wagner, qui appartient à l’homme d’affaires Evgeny Prigozhin, une personnalité proche du président russe Vladimir Poutine, est connu comme l’un des principaux groupes qui ont envoyé des mercenaires combattre en Libye.

En juin, le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) a révélé que 2 000 mercenaires russes du groupe Wagner opéraient aux côtés des forces de Haftar.

L’année dernière, les États-Unis ont également imposé des sanctions à trois personnes et à cinq entités liées au groupe Wagner, après avoir accusé le groupe de mercenaires d’avoir posé des mines à l’intérieur et autour de la capitale libyenne Tripoli.

L’ONU envoie une mission de surveillance

Une petite équipe avancée a été déployée en Libye plus tôt mercredi, a annoncé jeudi la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL).

<< L'équipe avancée contribuera à faire progresser la planification des Nations Unies, en étroite consultation avec la Commission militaire mixte 5 + 5, et fournira les bases d'un soutien évolutif des Nations Unies au Mécanisme de surveillance du cessez-le-feu (LCMM) dirigé et détenu par les Libyens. Le L'équipe préparera également des contributions pour le rapport qui a été demandé par le Conseil de sécurité », a-t-il indiqué dans une déclaration écrite.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, dans un rapport de décembre, avait recommandé le déploiement d’une mission en Libye, tandis que le Conseil de sécurité a fait une demande similaire le 4 février.

Guterres avait déclaré qu’une équipe avancée devrait être envoyée à Tripoli dans un premier temps pour «jeter les bases d’un mécanisme évolutif de surveillance du cessez-le-feu des Nations Unies basé à Syrte.

Il a indiqué que l’observateur «assurerait dans un premier temps une surveillance et ferait rapport sur le respect le long de la route côtière du retrait des forces militaires et des mercenaires, du déploiement de la force de police conjointe et du déminage des restes explosifs de guerre, des pièges et des mines».

La MANUL a déclaré que l’équipe préliminaire rendra compte de ses conclusions à l’envoyé spécial.

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