Afrique – Maladies vectorielles : Des experts scientifiques camerounais intensifient la lutte

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on whatsapp
WhatsApp

Malgré le regain d’intérêt pour les éradiquer, les pays touchés se heurtent encore à de nombreux défis qui nécessitent une action concertée pour éradiquer ces fléaux.  

 

D’après des statistiques de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les maladies à transmission vectorielle représentent 17% des maladies infectieuses, et sont à l’origine de plus d’un million de décès chaque année dans le monde. Certaines comme le paludisme dont 90% de cas sont recensés en Afrique sub-Saharienne affectent plus de 200 millions de personnes et causent 420 000 décès annuellement à travers le monde. L’Afrique à elle seule porte 40% de la charge de morbidité due à ces maladies. Au Cameroun, le paludisme tue chaque année plus des milliers de personnes, à en croire les derniers chiffres du ministère de la santé publique. Ceci, malgré le regain d’intérêt pour l’élimination/éradication de ces maladies, justifié par l’accroissement de financements et le développement de stratégies innovantes de lutte, les pays touchés se heurtent encore à de nombreux défis qui nécessitent une action concertée pour une lutte efficace. C’est dans cette perspective que l’Association Pan Africaine de lutte contre les Moustiques (PAMCA) Cameroun a tenu du 6 au 7 juillet 2021, une conférence sur le thème : « Renforcement des systèmes de surveillance pour l’élimination des maladies à transmission vectorielles ».

Réunissant près de 300 participants de différentes nationalités l’objectif de cette rencontre annuelle est de mobiliser les ressources humaines, matérielles et financières en vue d’intensifier les efforts dans la lutte et l’éradication des maladies à transmission vectorielle en Afrique. « Cette conférence scientifique regroupe les chercheurs, les universités, les enseignants, les organisations de recherche qui travaillent dans la lutte contre les maladies à transmission vectorielles. Vous savez que notre pays le Cameroun est victime de ces maladies-là notamment le paludisme qui fait de nombreux décès chez nous. L’objectif est donc de se mettre ensemble pour trouver des solutions contre à ces maladies.  Et il est important de communiquer sur les résultats des recherches que nous faisons auprès des institutions décisionnaires pour cumuler les efforts », ponctue le Dr Antonio Nkondjio, président du PAMCA Cameroun.

Parallèlement, cette rencontre était un prétexte idoine pour partager les informations sur les avancées des recherches, les dernières innovations et approches opérationnelles de lutte contre les maladies à transmission vectorielle ; développer des réseaux de collaboration entre chercheurs et partenaires engagés dans la recherche pour l’élimination des maladies à transmission vectorielles en Afrique ; et renforcer le plaidoyer pour la mobilisation des ressources nationales et internationales ainsi que les prises de décision au bénéfice de la lutte contre les maladies à transmission vectorielle dans les pays avec l’appui de nombreux partenaires techniques et institutionnels. « Il n’est point à douter que les résultats de cette rencontre poseront des nouveaux jalons pour l’amélioration des pratiques et politiques de lutte contre les vecteurs, le renforcement de la collaboration entre les parties prenantes et la promotion de nouveaux outils et stratégies de lutte pour éradiquer lesdites maladies », réitère le représentant de l’OCEAC dans son propos de circonstances.

Créée en 2009 par des entomologistes africains, l’Association Pan Africaine de lutte contre les Moustiques (PAMCA) lutte pour contribuer à l’élimination des maladies à transmission vectorielle (Paludisme, Trypanosomiase, dengue, onchocercose …) en Afrique, notamment en incitant les scientifiques et les communautés à travailler en synergie dans le pays et, en participant au renforcement des capacités couplé à la formation des étudiants et jeunes chercheurs. Il faut relever que plus d’un million de personnes meurent chaque année à cause des maladies transmises par des insectes telles que le paludisme, la maladie du sommeil, la fièvre jaune, les filarioses, etc… La lutte anti-vectorielle constitue donc un maillon essentiel pour les stratégies de lutte. C’est ce qui justifie l’action du CRID, qui en partenariat avec le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) et PAMCA Cameroun, organise une session de formation des agents de santé régionaux à la lutte vectorielle en août 2021 pour davantage faciliter la surveillance des vecteurs du paludisme à travers le pays, apprend-on.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers articles

Cinéma

Technologie

Les plus lus

No Content Available