une trentaine de morts dans deux attaques de jihadistes présumés

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au moins 27 morts dans deux attaques de jihadistes présumés

Une trentaine de personnes ont été tuées au cours du weekend au Burkina Faso, lors de deux attaques distinctes de jihadistes présumés qui ont visé des civils dans le nord et le nord-ouest du pays, a appris l’AFP de sources sécuritaire et locale.

Dans la nuit de dimanche à lundi, « des individus armés ont attaqué les populations civiles de Bourasso, une localité située près de Dédougou », chef-lieu de la province de la Kossi, a indiqué une source sécuritaire.

« On dénombre une quinzaine de victimes (mortes), des hommes, femmes et enfants, selon un bilan provisoire », a ajouté cette source.

Une source locale, contactée par l’AFP, a confirmé l’attaque, évoquant de son côté « une vingtaine de morts ».

« Les individus armés ont d’abord fait un tour aux environs de 17H00 (GMT et locales) dans le village tirant des coups de feu en l’air. Ils sont revenus plus tard dans la nuit et ont ouvert le feu aveuglément sur les populations », a expliqué cet habitant.

Samedi, une autre attaque meurtrière a également eu lieu, à Namissiguima, dans la province du Yatenga (nord), selon une autre source sécuritaire.

« Le bilan de cette attaque est de 12 morts dont trois volontaires pour la défense de la patrie (VDP) », des supplétifs civils qui combattent aux côtés de l’armée, a précisé cette source, évoquant également des vagues de déplacements de populations depuis dimanche.

Le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences, attribuées à des mouvements armés jihadistes affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique, qui ont fait des milliers de morts et 1,9 million de déplacés.

Plus de 40% du territoire sont hors du contrôle de l’Etat, selon des chiffres officiels.

Fin janvier, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, accusé d’avoir été incapable d’enrayer la violence jihadiste, et fait du rétablissement de la sécurité sa « priorité ».

Mais la situation sécuritaire au Burkina ne s’est pas améliorée, le pays étant toujours régulièrement visé par des attaques meurtrières.

Mi-juin, 86 civils ont été tués par des jihadistes à Seytenga (nord), l’une des pires tueries de l’histoire du pays.

Cette attaque a poussé les autorités à créer deux « zones d’intérêt militaire », où « toute présence humaine est interdite » et où l’armée compte mener des opérations contre les jihadistes, dans le nord et l’est du pays, les régions les plus ciblées par les attaques.

La période de transition avant un retour au pouvoir des civils, a été fixée à trois ans par les autorités burkinabè, période jugée nécessaire pour tenter de juguler les attaques jihadistes.

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