Projections de fin d’année et futures
Pour 2024, IDC prévoit une croissance de 74,3 % d’une année sur l’autre des dépenses en infrastructure cloud, pour atteindre 192 milliards de dollars. Les infrastructures non cloud devraient connaître une augmentation plus modeste de 17,9 %, totalisant 71,4 milliards de dollars.
Le cloud partagé devrait être à l'origine d'une grande partie de cette croissance, avec une augmentation prévue de 88,9 % d'une année sur l'autre pour atteindre 157,8 milliards de dollars. Les dépenses consacrées aux infrastructures cloud dédiées devraient augmenter de 28,6 %, pour atteindre 34,2 milliards de dollars, selon le rapport.
À l'échelle mondiale, les fournisseurs de services devraient représenter la part du lion des investissements en matière de calcul et de stockage en 2024, dépensant 183,1 milliards de dollars, soit une augmentation de 73,5 %. Dans le même temps, les dépenses des entreprises et des entités gouvernementales devraient également connaître une croissance significative, reflétant l’expansion continue des infrastructures et des capacités numériques.
IDC définit sa catégorie de fournisseurs de services pour englober les fournisseurs de cloud, les plateformes de services numériques, les entreprises de services de communication, les hyperscalers et les opérateurs de services gérés.
Perspectives régionales et à long terme
D'un point de vue géographique, le rapport indique que les États-Unis ont dominé la croissance des dépenses cloud au troisième trimestre 2024 avec une hausse à trois chiffres de 148,3 %, suivis par la Chine à 100 %. Des régions telles que l'Asie-Pacifique (hors Japon et Chine), le Japon et l'Europe occidentale ont enregistré une solide croissance à deux chiffres, tandis que l'Europe centrale et orientale a été la seule région à enregistrer une baisse de -1,7 %.
À long terme, IDC prévoit un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 24,2 % des dépenses en infrastructure cloud jusqu'en 2028, pour atteindre 325,5 milliards de dollars. L'infrastructure cloud partagée représentera 79,1 % de ces dépenses, renforçant ainsi sa domination sur le marché.

