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L’IA pourrait remplacer recruteurs et assistants d’ici six mois, selon le PDG de Perplexity

L’IA pourrait remplacer recruteurs et assistants d’ici six mois, selon le PDG de Perplexity

Le patron de Perplexity trace les contours d’un avenir où les navigateurs dopés à l’intelligence artificielle feront disparaître certaines professions qualifiées. Pour lui, ce bouleversement est une question de mois.

Et si une simple requête suffisait bientôt à accomplir une semaine de travail ? C’est en tout cas la conviction d’Aravind Srinivas, le PDG de la start-up américaine Perplexity, concurrente ambitieuse d’OpenAI. Lors d’un entretien accordé au podcast Decoder du média The Verge, il affirme que les recruteurs et assistants de direction pourraient être parmi les premières victimes d’une automatisation totale portée par une nouvelle génération d’agents IA.

« Le travail d’un recruteur sur une semaine, c’est une seule requête : identifier des profils et les contacter », résume-t-il. Une déclaration à la fois provocante et visionnaire, qui résume bien l’ambition de Comet, son tout nouveau navigateur intelligent.

Une révolution annoncée dans les métiers du tertiaire

Contrairement à la promesse initiale de l’IA – un outil pour assister sans remplacer – Srinivas évoque une rupture bien plus radicale : celle d’un agent numérique capable de prendre en charge un processus professionnel complet, de l’instruction jusqu’à la livraison finale.

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Avec Comet, l’objectif n’est pas seulement d’améliorer les moteurs de recherche. Il s’agit de créer une véritable interface cognitive, capable d’exécuter des tâches complexes et répétitives. Et pour Srinivas, le navigateur web – déjà central dans le quotidien des employés de bureau – est le terrain de jeu idéal pour lancer cette transformation.

Une échéance : six mois à un an

Si Comet n’est pas encore capable de gérer parfaitement des missions longues et à multiples étapes, son créateur estime que cela ne saurait tarder. Il mise sur l’arrivée imminente de modèles encore plus puissants, comme GPT-5 ou Claude 4.5, pour franchir les dernières barrières techniques.

« Je parie sur les progrès des modèles de raisonnement pour y arriver », affirme-t-il.
« Je suis quasiment certain que d’ici six mois à un an, l’IA pourra tout faire. »

Un calendrier audacieux, qui devrait alerter les professionnels concernés. Selon lui, le basculement ne relève plus de la science-fiction, mais d’une réalité imminente susceptible de reconfigurer des départements entiers avant fin 2025.

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Vers une automatisation profonde du web… et au-delà

La vision de Srinivas dépasse largement celle d’un simple navigateur intelligent. Il imagine une couche logicielle sur laquelle s’appuieront la majorité des interactions numériques : une sorte de système d’exploitation de l’automatisation, intégré dans le quotidien digital des utilisateurs.

Ce nouvel outil pourrait non seulement exécuter les tâches professionnelles à notre place, mais aussi apprendre et s’adapter en continu, jusqu’à se substituer à l’humain dans de nombreuses fonctions administratives.

Utopie numérique ou désastre social ?

La question qui fâche reste toutefois en suspens : que deviennent les humains lorsque leur métier tient en une ligne de commande ? Pour Srinivas, la réponse est teintée d’optimisme. Il imagine une société où le temps libéré par l’IA serait réinvesti dans le divertissement, le bien-être et le développement personnel.

« Les gens passeront plus de temps à se détendre, à scroller sur X ou à profiter de leurs loisirs », assure-t-il.

Mais cette vision édulcorée élude une réalité bien plus brutale : le risque de voir des millions de travailleurs qualifiés se retrouver sur la touche, remplacés par des IA plus rapides, moins chères et infatigables. Certes, certains deviendront des « orchestrateurs d’IA », supervisant les agents numériques. Mais ils ne seront qu’une minorité.

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L’avenir du travail réécrit par le code

L’agent IA, tel que le conçoit Srinivas, n’est pas un gadget ou une simple évolution. C’est un tournant historique pour le monde du travail, un outil qui promet une productivité décuplée mais qui pourrait également creuser les inégalités professionnelles.

Le code de cet avenir est déjà en train de s’écrire, et la première version pourrait être déployée bien plus vite qu’on ne le pense.

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