Le Conseil de paix avait initialement comme objectif de superviser la reconstruction de Gaza. Il semble qu’il vise désormais plus à remplacer… l’ONU !
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Donald Trump est décidément sur tous les fronts ! Après le Vénézuela et le Groenland, c’est désormais à l’ONU que le président américain semble vouloir s’attaquer. Donald Trump a en effet annoncé vouloir créer un « Conseil de paix » qu’il compte bien entendu présider lui-même. Mais alors qu’il était tout d’abord question de faire superviser à cette instance la reconstruction de Gaza, rappellent Les Échos, une charte obtenue par l’AFP et dont France 24 se fait notamment l’écho, indique que le « Conseil de paix » de Donald Trump viserait de manière plus large la résolution des conflits mondiaux. De quoi en faire un substitut aux Nations unies.
« Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits », est-il ainsi précisé en préambule de la charte envoyée ce week-end aux pays conviés à y siéger. Durant près de huit pages, le texte s’attache à critiquer les « approches et institutions qui ont trop souvent échoué », semblant directement viser les Nations unies.
Vladimir Poutine également convié par Donald Trump
Alors que la France, l’Allemagne, le Canada, l’Italie, la Hongrie, l’Albanie, l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Égypte, la Jordanie, la Turquie, l’Inde ou encore le Maroc ont été invités, Moscou a révélé lundi 19 janvier que Vladimir Poutine avait également été convié à « se joindre à la composition du Conseil de paix ». Pas sûr toutefois que le maître du Kremlin souhaite participer à un ONU gouverner par un Donald Trump tout puissant.
Selon la charte, le locataire de la Maison-Blanche sera en effet le « premier président du Conseil de paix » et ses pouvoirs s’annoncent très étendus puisqu’il sera notamment le seul à pouvoir inviter d’autres membres à l’intégrer et pourra virer qui lui chante, à moins d’un « veto par une majorité des deux tiers des États membres ». Outre cela, Donald Trump disposera, semble-t-il, d’un mandat à durée indéterminée, d’un droit de veto sur les décisions qui y seront prises. Sans compter qu’il devrait aussi avoir la main sur l’agenda de l’instance.
Un ticket d’entrée à un milliard de dollars
À noter par ailleurs que si chaque membre dispose d’un mandat de trois ans maximum, avec une possibilité de renouvellement par Donald Trump, la charte précise que « ce mandat de trois ans ne s’applique pas aux États membres qui versent plus d’un milliard de dollars comptant au Conseil de paix au cours de la première année suivant l’entrée en vigueur de la charte ».
Vladimir Poutine comme Ursula von der Leyen n’ont pas encore donné leur réponse. En revanche, le président Emmanuel Macron s’est refusé, à ce stade, à rejoindre le Conseil de paix de Donald Trump. Cette initiative « soulève des questions majeures, en particulier quant au respect des principes et de la structure des Nations unies, qui ne sauraient en aucun cas être remis en cause », a fait savoir l’entourage du président français. A contrario, le roi du Maroc a d’ores et déjà fait savoir qu’il rejoindra le conseil comme « membre fondateur », rapporte Le Figaro. À noter que selon la charte, il suffirait de la signature de « trois États » pour que le Conseil de paix voit officiellement le jour.
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