Un trentenaire a été interpellé la semaine dernière pour des menaces de mort visant Guillaume Pley, animateur d’un des podcasts les plus écoutés de France, Legend.
« Je vais tuer Guillaume Pley », « je vais te mettre du plomb dans le crâne t’es où fils de pute « , « je vais le faire la tête de mon père » ou encore « si je viens chez vous je vous bute ». Dans de « très nombreuses » vidéos diffusées sur les réseaux sociaux entre 2025 et 2026 et dans lesquelles il n’hésitait pas à se mettre en scène « avec des armes de poing et d’épaule factices », un homme proférait depuis plusieurs mois des menaces visant Guillaume Pley.
Le présentateur de 40 ans, qui anime Legend, l’un des podcasts les plus écoutés de France, a fini par déposé plainte le 27 mars dernier. Cela a rapidement conduit à l’interpellation de cet individu de 33 ans, originaire de la région lyonnaise, par la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne, en charge des infractions commises contre les personnalités publiques, révèle Le Parisien. Mais alors qu’il devait être jugé en comparution immédiate le 30 mars, un renvoi au mois de juin prochain a finalement été décidé. D’ici là, le suspect a été placé sous contrôle judiciaire.
Le même prénom qu’un personnage imaginaire moqué par Guillaume Pley
Lors de son dépôt de plainte, Guillaume Pley avait expliqué aux policiers « avoir inventé un personnage pour un sketch près de quinze ans auparavant, et recevoir depuis des menaces de la part d’un homme portant le même prénom que son personnage imaginaire ». Le personnage en question ? « Alfonse le pervers », protagoniste récurrent des sketchs de Guillaume Pley à l’époque sur les ondes de NRJ. Il semblerait que l’individu se soit personnellement senti visé par les blagues.
Comme le pointe Le Parisien, la question de la santé mentale du mis en cause devrait être à l’ordre du jour en juin. D’après le parquet, le trentenaire serait en effet « connu pour souffrir de troubles schizophréniques ». Un trouble psychotique qui se caractérise par une distorsion de la pensée et de la perception, mais aussi une perte du contact avec la réalité. S’il est prouvé que le suspect a pu avoir, au moment des faits qui lui sont reprochés, une altération du discernement, cela pourrait atténuer la peine encourue, à savoir 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende.
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