à défaut de Nadal, Djokovic est au rendez-vous à Rome

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Rafael Nadal a fait faux bond mais Novak Djokovic, lui, sera bien au rendez-vous lundi de la finale du Masters 1000 de Rome qui, depuis 2005, s’est toujours disputé avec l’un de ces joueurs, quand ce n’était pas les deux.

A une semaine du coup d’envoi de Roland-Garros, le Serbe – quatre fois sacré à Rome – disputera sa dixième finale au Foro Italico après avoir dominé dimanche le Norvégien Casper Ruud (7-5, 6-3).

Dans la finale dames, la tête de série N.1 Simona Halep tentera elle de conquérir un premier titre à Rome, après deux finales perdues en 2017 et 2018. « Et Dieu merci, je ne vais pas jouer contre Svitolina! », a-t-elle souri après sa qualification, en référence à l’Ukrainienne qui l’a battue les deux fois en finale. Elle sera cette fois opposée à la Tchèque Karolina Pliskova, qui, solide, a vaincu sa compatriote, Marketa Vondrousova, finaliste de Roland-Garros l’an dernier, en deux sets (6-2, 6-4).

Les titres, Djokovic en a déjà une belle collection, mais toujours une grande « faim » d’en gagner d’autres, a-t-il assuré.

En cas de victoire à Rome, il décrocherait un 36e titre en Masters 1000 qui lui permettrait de dépasser Rafael Nadal (tous deux en comptent actuellement 35).

Il retrouvera en finale le Canadien Denis Shapovalov (tête de série N.12) ou l’Argentin Diego Schwartzman (N.8), étonnant tombeur de Nadal en quarts.

« Je ne prends rien pour acquis », a assuré Djokovic, rappelant que l’Argentin avait fait « le match de sa vie » samedi contre l’Espagnol.

– « Djoko » bousculé –

S’il compte déjà neuf finales et quatre titres à Rome, le Serbe n’y a plus été sacré depuis 2015, restant sur trois finales perdues (2016, 2017 et 2019).

En demi-finale, il a été sérieusement bousculé par le 34e joueur mondial, mais a su serrer le jeu dans les moments-clés d’un match intense, pour le plus grand plaisir du public, de nouveau autorisé depuis dimanche (mais sous le seuil de 1.000 personnes).

Ces spectateurs, « ils me manquaient beaucoup et ils manquaient à tous les joueurs », a observé « Djoko ».

Outre les nombreux « Dai Nole! » (Allez Nole!) lancés par ce public très familial, le N.1 mondial a surtout pu compter sur son expérience et un service performant pour se maintenir à flot face à l’enthousiasme de son adversaire, premier Norvégien à disputer une demi-finale de Masters 1000.

Il lui a fallu notamment effacer dans la première manche disputée (1h10) deux balles de set pour son adversaire puis trois balles de break brûlantes à 5-5.

Le Serbe a mieux maîtrisé la seconde manche, en contenant davantage ses nerfs qu’en quarts de finale même s’il a encore lâché quelques cris de colère – en serbe – et discuté quelques décisions arbitrales.

– Finale logique chez les dames –

Chez les dames, pour espérer enfin gagner à Rome, Simona Halep va elle devoir passer un obstacle de taille avec la tenante du titre, Karolina Pliskova. Une finale finalement logique entre les têtes de série N.1 et 2 du tournoi.

La Roumaine a dû s’employer dimanche contre l’Espagnole Garbine Muguruza, tête de série N.9, pour s’imposer en trois sets (6-3, 4-6, 6-4).

Victorieuse de ce duel entre deux ex-reines de Roland-Garros, Halep a signé sa 13e victoire consécutive. Cette série avait débuté avant l’interruption des compétitions pour cause de coronavirus avec un titre à Dubaï en février et s’est poursuivie à la reprise avec son titre à Prague en août et ses quatre succès à Rome cette semaine.

Muguruza, qui est la dernière joueuse à l’avoir battue, en janvier en demi-finale de l’Open d’Australie, n’a pas été de loin de récidiver, mettant jusqu’au bout la pression malgré des signes de fatigue et des douleurs au dos. D’autant que l’Espagnole avait clairement le soutien du public romain.

Mais pas rancunière, Halep s’est néanmoins réjoui: « C’était bien de revoir du monde, même si ce n’est pas moi qu’ils supportaient aujourd’hui.. Mais j’étais content de les voir, j’ai ressenti leur énergie ».

Un sentiment que partage sa future adversaire en finale: « C’était vraiment bien d’avoir du public aujourd’hui. Hier lorsque j’ai joué devant des tribunes désertes, ça m’a vraiment semblé très vide, je me sentais un peu seule. Aujourd’hui, c’était vraiment mieux d’avoir du monde, même s’ils n’étaient pas nombreux », a commenté Pliskova.

La Tchèque s’attend à un rude combat lundi face à Halep, qui l’a déjà battue à sept reprises lors de leur 12 confrontations. « Ca va être super dur, car elle se bat sur chaque point. (…) Avec elle, ce n’est jamais facile quel que soit le tournoi ou la surface. Mais tout cela promet une belle finale ! ».

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