lourde et rare sanction contre l’Italien Iannone

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Quatre ans de suspension pour dopage: le pilote italien de MotoGP Andrea Iannone, qui court pour Aprilia, s’est vu imposer en appel mardi une sanction aussi lourde que rare dans son sport.

Le Tribunal arbitral du sport (TAS), la plus haute juridiction sportive, a estimé que « le résultat positif d’Andrea Iannone devait être traité comme intentionnel, soutenant ainsi l’appel formulé par l’Agence mondiale antidopage (AMA) » et rejetant celui du pilote.

Le TAS a donc annulé les 18 mois de suspension imposés par la Fédération internationale de motocyclisme (FIM) le 31 mars pour imposer à Iannone, 30 ans, une suspension de 4 ans à compter du 17 décembre 2019, qui libère une dernière place sur la grille de départ du MotoGP l’an prochain.

En cause, un contrôle positif au propionate de drostanolone (un stéroïde anabolisant) à l’issue du Grand Prix de Malaisie à Sepang le 3 novembre 2019.

Pour sa défense, le pilote a expliqué que « la source de sa contamination provenait de la viande qu’il avait ingérée avant le Grand Prix et qu’il aurait dû être totalement acquitté », développe le TAS. Mais « le jury a estimé que Andrea Iannone n’a pas réussi à établir avec précision quel type de viande il avait consommé, pas plus que l’origine de ladite viande ».

Pour l’Italien, surnommé « The Maniac », c’est « la plus grande injustice (qu’il pouvait) imaginer ».

« Ces allégations sont dépourvues de logique et accompagnées de faits erronés », maintenait-il sur Instagram après l’aggravation de sa sanction. « Quiconque a essayé de détruire ma vie comprendra bientôt la force que j’ai dans mon coeur. La force de l’innocence et, surtout, une conscience tranquille », écrit celui qui a débuté en Mondial en 125 cm3 en 2005.

Iannone a par la suite été promu en Moto2 en 2010 puis en MotoGP en 2013. Il a signé onze podiums parmi l’élite, dont une victoire avec Ducati en Autriche en 2016, avant de rejoindre Suzuki et enfin Aprilia, se forgeant au passage une réputation d’enfant terrible.

– Rares contrôles positifs –

Le cas de l’Italien est d’autant plus marquant que les contrôles positifs — qu’il s’agisse de substances améliorant la performance ou à usage récréatif, ingérées par erreur ou en connaissance de cause — sont rares à haut niveau dans le sport moto.

Toutes catégories confondues, on retient les noms d’Anthony West (stimulant en 2012, cocaïne en 2018), Broc Tickle (stimulant en 2018), James Stewart (amphétamines en 2014), Angel Rodriguez (en 2009), Noriyuki Haga (éphédrine en 2000) ou encore Anthony Gobert (marijuana en 1997 et 1998).

Dans un communiqué succinct, la FIM a dit « prendre note » de la décision du TAS.

L’équipe Aprilia, elle, a réitéré son soutien à son pilote. « Nous ne regrettons pas d’être restés proches d’Andrea et nous sommes toujours proches de lui aujourd’hui », écrit son patron, Massimo Rivola, dans un communiqué.

« Nous respectons et acceptons la sanction bien que de nombreux éléments de cette décision soient déroutants, même d’un point de vue purement scientifique », ajoute-t-il.

Cette décision contraint la marque italienne à remplacer durablement Iannone, libérant un dernier guidon en 2021.

Pour seconder l’Espagnol Aleix Espargaro, reviennent les noms des Britanniques Cal Crutchlow, en partance de Honda-LCR, et Bradley Smith, pilote d’essais d’Aprilia.

Cela pourrait aussi permettre à l’Italien Andrea Dovizioso, en fin de bail avec Ducati, de retrouver une place dans la catégorie reine de la vitesse moto la saison prochaine.

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