Tariq Ramadan face à son accusatrice suisse devant le procureur genevois

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L’islamologue Tariq Ramadan, mis en examen en France pour viols sur cinq femmes, assiste mardi (bien mardi), devant le procureur genevois, à l’audience d’une femme qui l’accuse de l’avoir violée en 2008 en Suisse.

C’est la première fois que l’islamologue quitte la France depuis sa mise en examen à Paris le 2 février 2018.

Son contrôle judiciaire, qui lui interdisait de voyager hors de France, a été modifié le mois dernier pour lui permettre de répondre aux convocations du procureur de Genève pour les besoins de l’enquête.

M. Ramadan et la plaignante, surnommée dans les médias « Brigitte », ont été confrontés à deux reprises, en septembre et octobre, dans le bureau des juges français, mais l’islamologue avait jusqu’à présent l’interdiction de quitter le territoire français.

En raison de cette mesure, le procureur genevois en charge de la plainte pour viol déposée en Suisse contre l’islamologue en avril 2018 n’avait jamais pu le convoquer. Il avait toutefois pu assister en septembre, au tribunal de Paris, à la première confrontation entre M. Ramadan et « Brigitte ».

Depuis, la mesure d’interdiction de quitter le territoire français a été partiellement levée, permettant à M. Ramadan d’assister cette semaine à Genève aux audiences, qui seront dirigées par le procureur genevois Adrian Holloway.

« Les quatre jours à venir sont consacrés à l’audition de témoins, deux par jour, et évidemment c’est une étape importante que nous abordons avec toute la sérénité nécessaire parce que ma cliente a simplement toujours dit la vérité », a indiqué à son arrivée peu avant 9H00 au Palais de justice Me Robert Assael, l’un des avocats suisses de la plaignante.

– « Très attendu » –

Arrivée peu après, M. Ramadan, masqué et accompagné de ses avocats, n’a pas souhaité faire de commentaires aux médias.

« C’est un moment très attendu parce que cela va faire avancer la procédure de manière vraiment importante et là on peut marquer notre reconnaissance au procureur qui a mis l’audition des témoins ensemble sur quatre jours », a indiqué Me Assael.

« Ces audiences vont confirmer la réalité des horribles agressions, en particulier sexuelles et de violence, subies par notre cliente », a-t-il ajouté.

« Brigitte », âgée de 54 ans aujourd’hui, accuse l’islamologue de l’avoir entraînée dans une chambre d’hôtel, à Genève le soir du 28 octobre 2008, où il l’aurait soumise à des actes sexuels brutaux, accompagnés de coups et d’insultes.

Convertie à l’islam, elle avait fait sa connaissance quelques mois auparavant lors d’une séance de dédicace, puis lors d’une conférence en septembre. S’en était suivie une correspondance de plus en plus intime sur MSN et Facebook. Le soir des faits, elle avait rendez-vous avec le célèbre prédicateur pour prendre le thé.

M. Ramadan, qui a déposé plainte pour « dénonciation calomnieuse » contre « Brigitte », a reconnu l’avoir rencontrée mais a renoncé à la relation sexuelle après un échange de caresses, selon ses avocats.

A l’issue de sa confrontation en France avec « Brigitte », le prédicateur de 58 ans s’était dit « très satisfait », dénonçant les « mensonges, affabulations » et « contradictions de la plaignante ».

A l’issue de la semaine d’auditions à Genève, le procureur genevois « va faire faire le point sur le dossier et il pourrait encore entendre d’autres témoins, voir réaliser d’autres actes d’instruction », a expliqué Me Assael à l’AFP.

« Notre objectif c’est que le prévenu soit renvoyé devant un tribunal pour être jugé », a-t-il poursuivi.

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