Varane, assurance vacillante mais confiance assurée

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Son assurance vacille depuis plusieurs semaines avec le Real Madrid, mais Raphaël Varane conserve la confiance de Didier Deschamps, sélectionneur des Bleus pas prêt à « remettre en cause la valeur » du défenseur central malgré la forte concurrence à ce poste.

A 27 ans, le vice-capitaine de l’équipe de France, probablement préservé mercredi contre la Finlande en vue du choc de Ligue des nations samedi au Portugal, enchaîne les performances en dents de scie depuis le début, en septembre, d’une saison ultra dense où il a disputé 14 des 16 matches de son club et de la sélection.

En Espagne, les médias pointent du doigt l’ancien Lensois et notamment ses deux bourdes sur le terrain de Manchester City début août qui avaient précipité l’élimination de la « Maison blanche » en 8e de finale de Ligue des champions (2-1).

« Depuis la funeste soirée de Manchester, il alterne les bons matches et les performances calamiteuses, comme celle contre Valence », a résumé lundi le quotidien sportif Marca, au lendemain d’une déroute 4-1 à Mestalla.

Associé à Sergio Ramos, le grand défenseur central français a inscrit un nouveau but contre son camp contre Valence, après celui face au Shakhtar Donetsk le 21 octobre (défaite 3-2), et permis à Carlos Soler de retirer et transformer son premier pénalty après être légèrement entré dans la surface avant la frappe.

« Il semble en manque d’assurance. Sa vitesse lui permet de compenser ses erreurs mais il manque de chance cette saison », a commenté Marca, quand AS, l’autre quotidien sportif madrilène, s’est montré plus sévère: « Varane n’est pas en forme, chaque erreur de sa part est dramatique et coûte des buts ».

– Calendrier « compliqué », préparation « différente » –

Ces turbulences n’ont pas échappé à Didier Deschamps, mais le sélectionneur refuse de tirer sur l’ambulance au moment d’évoquer le cas du Madrilène, inamovible défenseur central des Bleus (68 sélections).

« Évidemment, il y a une analyse par rapport à chaque match, mais moi je juge par rapport à une période beaucoup plus longue, sur un, deux mois », a-t-il déclaré lundi. « Je ne vais pas remettre en cause la valeur des joueurs, que ça soit Raphaël, +Kim+ (Presnel Kimpembe, ndlr), qui ne sont pas à l’abri d’une contre-performance liée à leur équipe et qui peut être aussi individuelle pour certains d’entre eux sur un match. »

Sans exonérer sa « part de responsabilité » dans les défaites récentes, le patron des champions du monde a avancé comme explication « l’enchaînement de matches tous les trois jours ».

En octobre, le sélectionneur l’avait lancé à la mi-temps de l’amical contre l’Ukraine (7-1) avant de l’utiliser pour l’intégralité des chocs face au Portugal (0-0) et en Croatie (victoire 2-1) en Ligue des nations. Deschamps pourrait reproduire un schéma similaire, preuve que Varane reste incontournable dans les gros matches.

Varane, victime des cadences infernales? C’est la théorie que Deschamps a développée lundi, insistant sur le faible temps de récupération des joueurs engagés dans les compétitions européennes de club.

– « Moins d’intensité physique » –

« Quand vous rentrez tard de votre match, que la récupération est compliquée, qu’avec les horaires de match vous n’avez même pas trois jours parfois entre les deux matches, ça amène à ce qu’il y ait moins d’intensité physique, plus de blessures », a-t-il déroulé.

Avant la victoire contre l’Inter (3-2) la semaine dernière, Varane avait pourtant préféré ne pas s’abriter derrière cette excuse.

« Il nous manque un peu de régularité. Ça peut être pour diverses raisons: le calendrier est très compliqué, la préparation a été différente cette saison », a pointé le défenseur. « C’est vrai que l’on a des absents derrière, mais on doit être physiquement prêts pour jouer tous les trois jours », disait-il.

Malgré ses déboires, Varane reste N.1 dans la hiérarchie des défenseurs centraux droitiers aux yeux de Deschamps, devant sa doublure Kurt Zouma et les jeunes pousses (Dayot Upamecano, Wesley Fofana…) aux portes de la sélection.

« Je ne vais pas en prendre six dans ce registre-là », a rappelé Deschamps lundi. Si les places sont chères en équipe de France, celle de Varane n’est pour l’heure pas sur le marché.

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