une aile de kite à la rescousse des skippers

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Quand on démâte sur le Vendée Globe, installer un gréement de fortune expose le skipper. Cette année, un tiers de la flotte a opté pour une aile de kite, permettant de rallier la terre la plus proche, une idée du marin bricoleur de génie Yves Parlier.

« Quand j’ai démâté dans mon dernier Vendée Globe en 2000/2001, j’ai été obligé de faire un gréement de fortune, j’ai mis trois semaines pour aller des Kerguelen en Nouvelle-Zélande, et heureusement que j’étais dans des vents très forts et très favorables. J’ai regretté de ne pas avoir de kite », raconte à l’AFP Yves Parlier.

Le marin s’est toujours intéressé au kite, qu’il a pratiqué. « Le kite est un bon moyen d’aller chercher des vents les plus forts et mieux établis en altitude. »

Il a récemment mis au point une aile de kitesurf, la Liberty Kite, destinée à aider les navigateurs en cas de démâtage.

Cette aile de 20 mètres carrés, en polyester ou en vectran, est une solution bis pour rejoindre le port, selon le team manager de Damien Seguin (Goupe Apicil).

« C’est un moyen pour continuer à avancer, c’est plus facile qu’un gréement de fortune, qui lui consiste à essayer de bricoler une voile pas très performante dans des conditions qui peuvent mettre en danger la vie du skipper », souligne Charles Monnet (Groupe Apicil).

« Ça permet de naviguer à toutes les allures par rapport au vent. C’est une solution de sécurité », dit-il.

Cette aile a été proposée tardivement aux skippers mais un gros tiers des 33 marins de la neuvième édition du Vendée Globe ont opté pour cette trouvaille.

« On a 12 skippers qui ont pris le kite, Clément Giraud, Giancarlo Pedote, Alex Thomson, Isabelle Joschke, Ari Huusela, Damien Seguin, Alan Roura, Thomas Ruyant, Miranda Merron et Armel Tripon », liste Yves Parlier.

Cette aile fait partie des éléments plombés du bateau comme l’arbre d’hélice du moteur, c’est-à-dire qui ne peuvent pas être utilisés en course mais seulement en cas de problème.

Palier espère pouvoir un jour équiper la marine marchande.

« Le vent c’est l’énergie qui a le moins d’impact, une voile c’est le moteur le moins cher et le plus efficace. On a tout étudié, l’aile rigide, etc. Et c’est le kite qui avait le potentiel le plus important. Je travaille toujours sur ce mode de traction des bateaux, on a à terme d’équiper les gros cargos de la marine marchande. Mais il faut commencer petit ».

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