Skipper du Vendée Globe, Simon n’avait pas mesuré « l’ampleur de cette aventure »

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Le skipper Sébastien Simon (Arkéa Paprec), qui participe à son premier Vendée Globe sur un bateau flambant neuf, s’est dit « plutôt content » mais n’a pas caché être « hyper stressé » par les rudes conditions, soulignant même qu’il n’avait pas mesuré « l’ampleur de cette aventure ».

« Les moments du départ étaient quand même très chargés en émotion… Il m’arrive de pleurer dans le bateau, parce que mes proches me manquent, clairement. Je pense que je n’avais pas mesuré toute l’ampleur de cette aventure », confie Sébastien Simon, joint jeudi soir par l’AFP alors qu’il est non loin des Açores.

« Il y a des moments plus durs que d’autres mais je suis plutôt content, je fais ma vie à bord, je ne vois pas le temps passer pour l’instant. J’ai toujours un truc à faire, des manœuvres à faire, c’est plutôt agréable », poursuit le marin, 14e au classement de 22h jeudi.

Parti dimanche des Sables d’Olonne avec 32 autres concurrents, Simon, 30 ans, est à la barre d’un voilier dernière génération, dit +volant+, c’est-à-dire qui peut filer à vive allure au dessus de l’eau grâce à des foils (appendices latéraux).

Mardi, comme le reste de la flotte, il a dû affronter un front particulièrement violent et s’apprête de nouveau à traverser une tempête tropicale, Theta, vendredi.

« C’est hyper stressant, on a tout le temps une échéance qui nous pend au nez avec du gros temps. On a la même chose vendredi, on l’attend, on y pense tout le temps, on regarde à chaque fichier météo comment la passer au mieux. Ce n’est pas des moments très agréables, j’espère que les conditions pour le reste du tour du monde vont être plus sympas », relève-t-il.

Simon, qui a connu des déboires avec son bateau dans les semaines qui ont précédé le départ du Vendée Globe, a été très touché par le coup dur qu’a vécu un autre concurrent, Jérémie Beyou (Charal), contraint de faire demi-tour mercredi après avoir subi plusieurs avaries.

« Je suis dégouté pour ‘Jerem’, pour moi c’était un des grands favoris, il méritait clairement de gagner. Franchement, il n’a pas de chance. C’est dans ces moments-là qu’on relativise un peu. Dans mon malheur je ne suis pas si mal servi que ça, je vais m’en contenter, maintenant à moi de jouer », a-t-il lancé.

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