des compensations horaires qui peuvent valoir de l’or

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Pour avoir sauvé (Jean Le Cam) et aidé aux recherches (Yannick Bestaven et Boris Herrmann) lors du naufrage de Kevin Escoffier, trois skippers du Vendée Globe ont reçu des compensations horaires qui seront appliquées après leur arrivée. Le bonus peut offrir la victoire à deux d’entre eux, sans qu’il n’ait à passer en premier la ligne.

Les trois navigateurs évoluent dans le Top 10 de la flotte, et deux d’entre eux, Herrmann et Bestaven sont même dans le groupe des cinq premiers, qui se tiennent tous dans un mouchoir de poche.

L’arrivée aux Sables d’Olonne va se jouer à quelques petites heures près, aussi les compensations horaires vont peser lourd dans la balance. Bestaven (Maître Coq IV) a eu dix heures et quinze minutes et l’Allemand Herrmann (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco) a bénéficié de six heures. Le Cam (Yes We Cam !), qui a reçu seize heures et 15 minutes, est trop loin pour jouer la victoire.

Mais il pourrait se retrouver sur le podium, en passant la ligne en huitième position.

Il faudra donc attendre que Jean Le Cam soit arrivé aux Sables d’Olonne pour connaître le podium de la neuvième édition du Vendée Globe.

Le vainqueur, lui, sera connu une fois que Herrmann et Bestaven auront bouclé leur tour du monde en solitaire.

Les trois marins s’étaient déroutés le 30 novembre pour porter secours à Escoffier (PRB), réfugié dans un radeau de survie après que son bateau se fut brisé en deux.

Le Cam est celui qui a retrouvé Escoffier, qu’il a accueilli à bord de son monocoque durant une semaine avant qu’une frégate de la Marine Nationale ne vienne le récupérer au large des Iles Kerguelen. Bestaven et Herrmann s’étaient déroutés pour aider aux recherches avant de reprendre leur route.

Le jury international du Vendée Globe 2020, présidé par Georges Priol, a rendu ses décisions le 16 décembre en tenant compte de plusieurs paramètres (la météo, l’impact psychologique, etc).

« Le jury ne reviendra pas sur ce qui a été déterminé par le jury international, qui est un jury sans appel, ils ont donné des compensations de temps il y a un mois maintenant. Le jury appliquera le temps tel qu’il a été donné aux trois bateaux », a insisté auprès de l’AFP, le directeur de course Jacques Caraës.

Ce n’est pas la première fois que le Vendée Globe applique des compensations horaires.

Lors de l’édition 2008/2009, Marc Guillemot et l’Anglaise Samantha Davies s’étaient déroutés pour porter secours à Yann Eliès, victime d’une fracture du fémur à bord de son bateau. Guillemot avait apporté un soutien psychologique décisif à Eliès en attendant l’arrivée des secours australiens. Sam Davies s’était déroutée mais n’avait pas pu atteindre Eliès et son bateau avant l’arrivée des secours.

Guillemot avait reçu 82 heures de compensation et Samantha Davies, 32 heures. Et pour 80 minutes, Davies a été dépossédée de la troisième place au profit de Guillemot. L’édition a été remportée par Michel Desjoyeaux en 84 jours.

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