L’or mondial, ultime défi de Perrine Laffont

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« C’est le dernier titre qui me manque ». A 22 ans, Perrine Laffont domine outrageusement le ski de bosses depuis des années, mais son appétit reste intact à l’approche des Mondiaux, qui débutent lundi au Kazakhstan.

Championne olympique (2018), triple vainqueur du petit globe de cristal des bosses, deux fois lauréate du gros globe du classement général de la coupe du monde d’acrobatique, la Pyrénéenne a déjà remporté deux médailles d’or aux Mondiaux, en parallèle (2017 et 2019).

Mais l’or mondial en simple lui a toujours échappé. « C’est le dernier titre qui me manque, ce serait cool de compléter ma collection », a-t-elle lâché juste avant son départ pour Almaty, dans un entretien au téléphone depuis les Alpes avec l’AFP.

Au vu de ses résultats depuis deux saisons, le titre paraît lui tendre les bras: elle vient de remporter onze des douze dernières courses en simple de coupe du monde. Sa dernière défaite remonte à janvier 2019, où elle avait terminé deuxième derrière l’Australienne Anthony Jakara.

Comment, dès lors, imaginer que l’Ariégeoise ne décroche pas cette ultime récompense?

– « Pas beaucoup de marge » –

« Je n’ai pas beaucoup de marge sur les autres », répond-elle, « j’ai l’impression que les gens ne s’en rendent pas compte, mais il y a des nouvelles qui arrivent, des filles de 15/16 ans qui sont hyper-polyvalentes, qui savent skier sur toutes les pistes. Aux Mondiaux, mes principales concurrentes seront les Japonaises, et les Américaines qui arrivent avec une équipe très forte. »

« Pour l’instant, poursuit cette perfectionniste, j’ai un bon run. Si je passe ce run, tout se passe bien, mais il y du monde qui pousse derrière moi ».

La pression peut-elle lui jouer des tours?

Là aussi, Perrine Laffont domine le sujet, avec déjà un long travail de coaching mental pour se mettre dans les meilleures dispositions: « Non, je n’ai pas peur de perdre, dit-elle simplement, j’ai déjà fait une carrière hyper-belle, si on m’avait dit il y a dix ans que j’en serais là à 22 ans, je ne l’aurais pas cru… »

« Donc soit je gagne, soit j’apprends », poursuit-elle, en citant la maxime rendue célèbre par Nelson Mandela. « Le ski est aussi une école de la vie, j’y apprends plein de choses ».

– « Un jour je serai dépassée » –

Au sommet depuis si longtemps, Laffont donne déjà l’impression d’être une ancienne. Au point qu’on lui demande souvent si elle a pensé à sa fin de carrière. « C’est drôle, je n’ai que 22 ans et tout le monde me pose déjà cette question », s’amuse-t-elle, « mais tant que je me ferai plaisir, je continuerai ».

« C’est sûr que le plaisir vient avec les résultats », reconnaît-elle, « et je sais qu’un jour je serai dépassée, mais jusque là je continue ». Puis, après un temps de réflexion: « Disons sans certitude, que je me vois skier jusqu’en 2026 (Jeux d’hiver de Milan et Cortina d’Ampezzo ndlr), j’aurais 28 ans, je serai l’ancienne du circuit ».

En attendant, la championne olympique de PyeongChang n’a qu’un échéance en tête: son premier run des Mondiaux lundi matin (10h00 heure de Paris). La première journée du rendez-vous kazakh est consacrée à l’épreuve en simple. Le parallèle est programmé mardi.

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