l’Inde à la recherche de sa gloire perdue

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Un temps puissance dominante du hockey sur gazon, l’Inde, reléguée au 4e rang mondial, voudra briller lors des Jeux olympiques de Tokyo, à partir de samedi, au nom de ses héros emportés par la pandémie de Covid-19.

Championne olympique à huit reprises entre 1928 et 1980, la meilleure formation du continent asiatique a depuis échoué à remporter la moindre médaille.

Désormais devancée dans la hiérarchie mondiale par l’Australie, la Belgique et les Pays-Bas, la sélection indienne aura à coeur de rendre hommage à Ravindra Pal Singh et Maharaj Krishan Kaushik, deux membres de la dernière équipe indienne championne olympique, morts du Covid le même jour en mai dernier.

Keshav Datt, médaillé d’or en 1948 en 1952, a lui aussi disparu la semaine dernière, des suites d’une maladie liée à la vieillesse.

« Ces héros ont toujours été dans nos coeurs et ils le seront encore », témoigne le gardien de but PR Sreejesh, dans un entretien à l’AFP.

« Nous allons à Tokyo pour leur rendre hommage. C’est le moment de nous souvenir de tous leurs efforts et de leur contribution au hockey indien », ajoute-t-il.

« Ils ont écrit l’histoire pour nous et nous ont apporté beaucoup de gloire. C’est donc le moins que l’on puisse faire, jouer notre meilleur hockey aux JO de Tokyo », souligne encore l’ancien capitaine de l’équipe indienne, présent pour la première fois aux Jeux en 2012 à Londres.

– Héros indiens –

L’Inde, qui a remporté l’or olympique six fois de suite entre 1928 et 1956, s’est nourrie des exploits de ses héros. Au firmament, Dyan Chand, considéré comme l’un des meilleurs joueurs de tous les temps et champion olympique à trois reprises de 1928 à 1936 et KD Singh Babu, dribbleur de génie, sacré en 1952 à Helsinki.

« Cette histoire nous donne du courage », assure PR Sreejesh, qui dispute son troisième tournoi olympique, cette fois sous les ordres de l’entraîneur australien Graham Reid et du capitaine Manpreet Singh.

Eliminée à Rio en 2016 en quart de finale, l’équipe indienne est meilleure cette année, estime le gardien vétéran.

« L’expérience nous apporte plus de confiance et la préparation apporte de l’énergie », ajoute-t-il alors qu’en raison du Covid, la sélection a été confinée dans son centre d’entraînement.

Mais au moment de participer aux JO, « j’ai le sentiment que tous les sacrifices consentis durant les dix-huit derniers mois vont nous aider, car la vie nous a appris à y faire face ».

Alors que le hockey sur gazon est toujours le sport national en Inde mais a perdu de sa popularité face au cricket, PR Sreejesh n’a qu’un rêve, « appartenir à l’histoire pour que demain, les enfants et le peuple indien se souviennent qu’il y avait une équipe en 2021 qui a disputé les Jeux olympiques avec un gardien nommé Sreejedh ». Et que « mes enfants soient fiers et disent +c’est mon père qui est sur le podium+ ».

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