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Un tweet viral attribué à Trump sur la destitution des présidents en cas de chute du Dow ? Fake news

Donald Trump a annoncé mercredi l’imposition de tarifs douaniers exorbitants sur les importations en provenance de quasi-tous les pays, plongeant les marchés mondiaux dans le rouge. Résultat : le Dow Jones a dévissé de plus de 1 600 points jeudi, et un tweet – prétendument posté par l’ancien président – a envahi les réseaux sociaux. On y lisait une critique ironique de ses propres décisions économiques… Problème : ce message est un faux avéré.

La capture d’écran en question, datée du 6 novembre 2012 (sous le mandat de Barack Obama), circule en réalité depuis 2018. À l’époque, Snopes avait déjà démonté cette manipulation, alors que le Dow venait de perdre 1 378 points. Le contexte ? Trump, alors président, multipliait les attaques contre Obama, ressuscitant même la théorie complotiste sur son lieu de naissance.

Ce montage, conçu pour imiter son style punchy, jouait sur l’hypocrisie supposée de Trump : en 2018, un tweet « retroactif » le moquant lui-même semblait presque crédible. Trop beau pour être vrai, donc.

Entre fantasmes et réalité : les délires tarifaires de Trump

Si le tweet est inventé, les déclarations récentes de Trump, elles, relèvent bien du surréalisme. Sur Truth Social, sa plateforme fétiche, il a comparé ce jeudi ses tarifs à une « opération chirurgicale » salvatrice :
« Le patient a survécu et guéri. Le pronostic ? Il sera plus fort, plus grand, meilleur que jamais. Make America Great Again !!! », a-t-il écrit à 8h33 HE, peu avant l’ouverture des marchés.

Interpellé par la presse sur la débâcle boursière (« la pire journée depuis des années »), il a réitéré la métaphore médicale : « C’est comme un patient après une opération : douloureux sur le moment, mais nécessaire. »

Un consensus économique contre les tarifs Trump

Seul problème : personne ne suit son raisonnement. Les économistes s’accordent à dire que ces tarifs (de 10% à 50%) feront flamber les prix sans créer d’emplois. L’idée de relocaliser toute la production aux États-Unis ? Une utopie contreproductive dans une économie mondialisée.

Pourtant, Trump refuse de reculer : les mesures doivent entrer en vigueur ce samedi 5 avril à 12h01 HE. Une politique qui, selon les experts, appauvrirait le pays.

Pourquoi cette intox sur le tweet ?

L’épisode rappelle une règle essentielle : face aux déclarations-chocs de l’ex-président, mieux vaut garder la tête froide. Non, Trump n’a jamais menacé de destituer un président en cas de krach boursier… même si certains y verraient une idée audacieuse.

En attendant, le vrai danger réside dans ses décisions économiques bien réelles – et leurs conséquences palpables.

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