Après investigation, on connait désormais les détails de la brève arrestation d’ITB. Déjà les évènements se sont produits à Yola au Nigéria, où l’opposant est installé depuis le 29 octobre.
Le raid a été mené par les forces de sécurité nigérianes autour de 22h. Elles ont affirmé avoir agit suivant un renseignement des services de sécurité camerounais, qui ont localisé ITB grâce à son téléphone portable et qui le décrivaient comme un « dangereux criminel ».
L’objectif côté camerounais était de récupérer ITB discrètement comme ce fut le cas avec les ambazoniens de Nera 10, ou encore Atangana Kouna. Sauf que lorsque la hiérarchie nigériane a reconnu ITB, elle a suspendu l’extradition initialement convenue.
ITB est désormais sous la protection des forces de sécurité nigérianes, et ne pourrait regagner le Cameroun que si des négociations sont ouvertes au plus haut niveau, c’est-à-dire avec Paul Biya directement.
Il faut dire que ITB a été évacué vers le Nigeria avec l’aide de certains gradés camerounais. Son départ visait à faire baisser la pression sur ses proches reclus dans sa résidence de Marouaré vu que l’armée n’avait pas abandonné l’idée d’y mener une incursion.
Deux jours après être arrivé au Nigeria, ITB a posté sur ses RS avoir été mis en lieux sûr par « des forces loyalistes ». L’entrée en jeu du Nigeria marque un tournant clé dans la crise post-électorale camerounaise.
Source: Franck Foute

