Half Marathon des Sables: une course d’enfer dans les dunes désertiques de l’empire Inca

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Pas âme qui vive. Mais un terrain de jeu éblouissant pour des forçats du désert: des dunes de sable fin à perte de vue ont mis à rude épreuve plus de 500 coureurs sans assistance alimentaire durant quatre jours dans le sud du Pérou.C’est dans la région d’Ica, sur les terres des Incas, que l’aventure s’est jouée. Quelque 530 adeptes de la course en milieu extrême se sont lancés dans le Half Marathon des Sables, un périple en trois étapes en autosuffisance alimentaire, barda sur le dos et sous un soleil de plomb.Avec une des trois étapes longue de 95 kilomètres, ce sont en tout 2500 mètres de dénivelé positif qu’ont dû affronter les participants, dont un tiers étaient des femmes. L’une d’entre elles était l’icône de la natation française Laure Manaudou, championne olympique en 2004 et retirée des bassins depuis 2013, qui s’est dépassée pour réussir cette aventure avec deux amies.Les concurrents se sont retrouvés à l’autre bout du monde, sur une plage désertique, où seules quelques carcasses d’oiseaux et d’otaries étaient une preuve de vie sur cette partie de la terre. Les accros du trail ont vécu une course éprouvante, quasiment déconnectés du monde – ils n’avaient droit qu’à 20 minutes de connexion par jour.Au soir de leur arrivée, les coureurs se sont installés dans des tentes noires et jaunes de trois à quatre personnes, plantées sur une immense plage, bordant l’océan Pacifique. Pas vraiment l’envie d’aller se baigner dans une eau à 14 degrés mais un vrai bonheur de s’endormir avec le bruit des vagues, après un repas de bienvenue.Au petit matin, le lendemain, les choses sérieuses ont commencé. Après avoir plié leurs affaires, les concurrents ont quitté leur nid de fortune, sac de couchage et nourriture sur leur dos. Seule l’eau est fournie sur les différents points de ravitaillement.Et c’est parti pour plusieurs dizaines de kilomètres à courir dans le sable, équipés pour certains de bâtons télescopiques, sous 34 degrés. Des traces de pas qui pénètrent le sable gris, un canyon et de la rocaille. Le décor est incroyable.Et puis il y a cette dune, particulièrement imposante, passage obligé sur deux des trois étapes. Certains ont dû se mettre à quatre pattes pour passer cette longue difficulté avec une fin abrupte. Ils ont cavalé, sauté et se sont enfoncés à mi-mollet.Exténués en fin de parcours, ils sont retournés sous la tente, échanger avec leurs partenaires de galère dans une ambiance particulièrement chaleureuse. L’exploit sportif n’est pas loin.

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