Macron à propos de Paul Biya, « Je ne voulais pas le recevoir à Lyon tant que Maurice Kamto n’était pas libéré »

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Le président Français Emmanuel Macron s’est exprimé ce matin suite à l’interpellation d’un leader de la BAS, Abdoulaye Thiam allias Calibri Calibro, sur la situation sociopolitique que traverse le Cameroun, au Salon de l’Agriculture à Paris. Nous vous proposons ici l’intégralité des propos de Macron.
J’ai mis la pression sur Paul Biya pour qu’il traite le sujet de la zone anglophone et ses opposants. Je lui avais dit que je ne voulais pas le recevoir à Lyon tant que Maurice KAMTO n’était pas libéré.

Et il a été libéré parce-qu’on a mis la pression. Et là, la situation est entrain de se re-dégrader. Je vais appeler la semaine prochaine le Président Biya et là, on mettra le maximum de pression pour que cette situation cesse. Je suis totalement au courant et totalement impliqué sur les violences faites au Cameroun et qui sont intolérables. Je fais le maximum.

La France est toujours prise dans un jeu de rôle compliqué en Afrique. Nous sommes un État de droit et nous défendons l’Etat de droit partout. Mais quand en Afrique, un Président français dit : « Tel dirigeant n’est pas démocratiquement élu, les africains disent, de quoi vous vous mêlez, vous n’avez pas de leçons à nous donner ».

Partout, je veux des dirigeants démocratiquement élus et là où les Présidents ne sont pas démocratiquement élus, je travaillerai avec la société civile. Je travaille avec l’Union Africaine et les organisations internationales pour mettre la pression.

Quand le président KABILA était là, il y avait comme vous des opposants dans ce pays. On a mis la pression. On a travaillé avec plusieurs autres Présidents et on a réussi à ce qu’il y’ait une alternance politique pour avoir le Président Tshisekedi.

Sur le président Biya, je lui ai dit qu’il doit ouvrir le jeu. Il doit décentraliser. Il doit libérer les opposants politiques. Il doit faire respecter l’Etat de droit.

Je mettrai tout ce qui est en mon pouvoir pour le faire. Je veux vraiment que vous le sachiez, mais ce n’est pas à la France de faire la démocratie au Cameroun à la place des Camerounaises et des Camerounais.

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