Le gouvernement libyen intensifie ses efforts diplomatiques et s’entretient avec le Qatar et l’UE

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Le Premier ministre libyen Fayez Sarraj a intensifié les efforts diplomatiques pour une solution politique dans ce pays déchiré par la guerre alors qu’il tenait une série de pourparlers avec le Qatar, l’Union européenne.

La Libye et le Qatar ont convenu jeudi de renforcer la coopération bilatérale, selon le bureau des communications du Premier ministère libyen.

Sarraj et le ministre qatari des Affaires étrangères Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al Thani se sont rencontrés à Istanbul. Ils ont discuté des derniers développements en Libye et d’une solution politique à la crise.

Ils ont souligné que la solution devait être conforme à l’accord de Suheyrat, aux résolutions de l’ONU et à la conférence de Berlin.

L’accord Suheyrat, Maroc de 2015 a été signé pour permettre au gouvernement d’accord national (GNA) reconnu par l’ONU de gérer le processus de transition en Libye.

La conférence de Berlin de janvier, en revanche, a lancé un processus politique pour un cessez-le-feu permanent en Libye et soutenir le processus politique facilité par l’ONU.

La Libye est déchirée par la guerre civile depuis l’éviction du défunt dictateur Mouammar Kadhafi en 2011. Le nouveau gouvernement a été fondé en 2015 en vertu d’un accord dirigé par l’ONU, mais les efforts pour un règlement politique à long terme ont échoué en raison d’une offensive militaire des forces fidèles. au putschiste général Khalifa Haftar.

L’ONU reconnaît le gouvernement dirigé par Sarraj comme l’autorité légitime du pays, car Tripoli a combattu les milices de Haftar depuis avril 2019 dans un conflit qui a coûté la vie à des milliers de civils.

Sarraj s’est également entretenu jeudi avec le ministre des Affaires étrangères de l’UE, Josep Borrell.

Au cours d’une conversation téléphonique entre les deux, Sarraj a déclaré que pour qu’un éventuel cessez-le-feu dans ce pays ravagé par la guerre soit durable, la partie offensive, qui est la milice Haftar, devrait être empêchée de lancer une nouvelle attaque.

Le Premier ministre a ajouté que bien qu’ils soient attachés aux résultats de la conférence de Berlin, ils sont contre toute initiative unilatérale de cessez-le-feu.

Soulignant les violations des droits humains de la milice Haftar, en particulier les charniers trouvés à Tarhuna, Sarraj a déclaré que les criminels devraient être tenus pour responsables de leurs crimes.

Les responsables libyens ont révélé jeudi une liste de suspects impliqués dans des massacres dans la ville de Tarhuna et dans les régions au sud de la capitale Tripoli. La liste publiée par le bureau du procureur général du pays sera distribuée aux institutions correspondantes pour arrêter les suspects, a déclaré une source au bureau à l’Agence Anadolu (AA) sous couvert d’anonymat en raison des restrictions concernant les contacts avec les médias.

La source a noté que la liste comprend les noms des chefs de la 9e brigade pro-Haftar, connue sous le nom de Kaniyat. Le 5 juin, l’armée libyenne a libéré Tarhuna, auparavant utilisée comme centre d’opération et d’approvisionnement par les milices fidèles au commandant renégat Haftar. Des centaines de cadavres ont été retrouvés dans l’hôpital de la ville, un conteneur appartenant à l’hôpital et un puits d’eau près de la ville. La tragédie de Tarhuna a été révélée lorsque des fosses communes ont été excavées dans le cadre d’enquêtes lancées par le gouvernement libyen.

Réouverture des installations pétrolières

Le Premier ministre a en outre souligné l’importance de la réouverture des sites de ressources pétrolières et de la reprise de la production sous le contrôle de la National Oil Corporation (NOC) de Libye.

Les pertes résultant de la fermeture des puits de pétrole de la Libye et des blocus actuels imposés par les milices de Haftar se sont accumulées pour atteindre près de 6 milliards de dollars au cours des cinq derniers mois, a déclaré le CNO dans un communiqué le mois dernier.

L’économie libyenne a subi d’énormes pertes et continue de le faire en raison des blocus pétroliers, qui ont été décrits dans le communiqué comme «illégaux» et qui affecteront gravement le budget 2020-2021 de l’État et les paiements des salaires.

La production pétrolière a chuté d’environ trois quarts depuis que les forces fidèles à Haftar ont lancé un blocus. Le blocus a également réduit les revenus des institutions publiques opérant dans tout le pays.

Pendant ce temps, le chef du CNO, Mustafa Sanallah, s’est entretenu avec le ministre de l’Énergie des Émirats arabes unis (EAU), Suhail Al Mazroui, sur le blocage de la production de pétrole et la présence de mercenaires étrangers dans les champs pétrolifères.

Soulignant son « indépendance » et sa sensibilité aux intérêts nationaux, le chef du CNO a déclaré lors de la conversation téléphonique avec le ministre qu’il exigeait la fin immédiate du blocage.

Sanallah a également ajouté qu’ils voulaient apaiser la tension militaire dans les champs de production pétrolière.

Le NOC a récemment appelé la communauté internationale à évacuer les mercenaires étrangers dans les champs pétrolifères et à reconstruire les zones sous l’autorité d’une force de sécurité professionnelle indépendante. La fin du blocus pourrait également faciliter l’acceptation d’un cessez-le-feu, les parties belligérantes de la Libye et leurs soutiens étrangers continuant à mobiliser des forces autour de la ville côtière de Syrte.

Alors que la présence des mercenaires dans le pays ravagé par la guerre augmente, le ministre libyen de l’Intérieur Fathi Bashagha a déclaré le mois dernier que les mercenaires étrangers occupant les champs pétrolifères du pays constituaient une menace pour la sécurité nationale de la Libye.

Bien qu’un gouvernement de l’Est aligné sur Haftar ait mis en place des institutions parallèles, les accords internationaux indiquent que seul le CNO de Tripoli peut produire et exporter du pétrole, les revenus étant acheminés par la Banque centrale de Libye (CBL) dans la capitale.

Haftar et ses partisans étrangers veulent que les revenus pétroliers lui reviennent directement, plutôt que via la CBL. Les diplomates affirment que l’Est a tenté d’exporter du pétrole directement, en violation de ces règles, pendant le blocus.

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