maître du jeu et de ses émotions, Johnson triomphe au Masters d’Augusta

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Impérial de bout en bout, Dustin Johnson a prouvé qu’il était bien le meilleur golfeur du monde, s’adjugeant sans trembler le Masters d’Augusta, deuxième tournoi du Grand Chelem de sa carrière après l’US Open 2016, dimanche en Géorgie.

Le N.1 mondial succède au palmarès à Tiger Woods, qui, comme le veut la tradition, en tant que précédent propriétaire, l’a aidé à enfiler la fameuse veste verte tant convoitée.

Avec un total de -20, Johnson a battu le record du tournoi (18) justement établi par Woods en 1997 et égalé par Jordan Spieth en 2015.

« Pour moi le Masters est le plus grand tournoi du monde. Je rêvais un jour de le remporter, ce rêve est devenu réalité », a-t-il réagi, ému.

Une émotion contenue, car il a dû la contrôler toute la journée pour conserver l’avance de quatre coups comptée au départ de ce 4e tour. Il l’a même accrue à cinq au dépens de l’Australien Cameron Smith, 2e, et du Sud-Coréen Im Sung-jae 3e, rivaux inattendus à ce stade.

« Je suis très fier de la façon dont j’ai abordé les choses, en contrôle et de la façon dont j’ai golfé jusqu’à la fin », s’est félicité le joueur de 36 ans, qui a grandi à une heure de route au nord de l’Augusta National Golf Club.

– Signe indien vaincu –

Ce qui a fait de lui le premier numéro 1 mondial à s’y imposer depuis Woods en 2002. Preuve que le prestigieux Majeur ne s’offre pas à n’importe quel favori du moment.

Mais Johnson tutoie tellement l’excellence cette année, perturbée par la pandémie de coronavirus qui impose le huis clos partout sur le circuit PGA et qu’il a contracté il y a à peine un mois, qu’il a même réussi à vaincre le signe indien à Augusta.

En tête après 54 trous, il a enfin réussi à ne pas craquer, malgré les tourbillons du vent et de la pression, pour triompher au terme de ce dernier tour, lui qui avait échoué les quatre premières fois où il fut dans pareille position, à l’US Open 2010, 2015 et 2018, ainsi qu’au Championnat PGA cet été.

Ce succès est son 4e de la saison, après ceux remportés au Travelers Championship, au Northern Trust et au Tour Championship, son 24e depuis qu’il est passé professionnel en 2007.

L’Américain s’est fait légèrement peur en première partie de parcours, en enchaînant deux bogeys aux 4e et 5e trous, laissant notamment Im Sung-jae s’approcher à une longueur. Mais deux birdies aux 6e et 7e, ajoutés à celui réussi au 3e, ont rétabli la distance. Il en a réussi trois autres aux 13e, 14e et 15e qui ont tué tout suspense.

– Le calvaire de Woods –

Ses poursuivants n’ont pas démérité, améliorant eux aussi leur score de la veille.

Le jeune Im Sung-jae, 22 ans, se souviendra longtemps de sa toute première participation à ce Majeur, car son total de -15, certes insuffisant, n’en reste pas moins bluffant.

« Pour être honnête, mon but c’était de passer le cut. Finir 2e, c’est incroyable et me rend très fier », a réagi le Sud-Coréen, qui a fait son tout premier entraînement sur ce parcours lundi.

Cameron Smith, qui partage la 2e place, a lui fait mieux que la 5e glanée à Augusta en 2018.

Derrière eux, à huit coups de Johnson, se trouve le N.3 mondial Justin Thomas, suivi par le Sud-Africain Dylan Frittelli (-11) et Rory McIlroy (-11) qui aura effectué une belle remontée après une entame désastreuse jeudi.

Pour Tiger Woods, en revanche, c’est l’inverse tant l’épreuve dominicale a été difficile. Malgré deux premiers tours prometteurs, il a vécu un calvaire au 12e trou, un par 3, qui l’a vu envoyer la balle trois fois dans l’eau.

Il lui a fallu dix coups pour en finir avec l’impitoyable Amen Corner, son pire record en la matière dans un Majeur, selon le PGA.

Preuve que le golf peut être impitoyable, même pour ses plus grands champions.

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