Basé sur des informations recueillies par des sources de résistance à travers l’Iran, l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK) a annoncé que le nombre de décès dus au coronavirus dans 105 villes d’Iran a dépassé les 2 000. Ces dernières 24 heures, des centaines de personnes ont perdu la vie, en particulier à Téhéran, Racht, Anzali, Astaneh, Ispahan, Machhad, Qom et …
La situation dans la province de Guilan, où plus de 300 personnes sont mortes, est critique en particulier à Racht. Jafarzadeh Imen-Abadi, député du régime à Racht, a déclaré le 7 mars : « Le nombre de personnes infectées ou tuées par le coronavirus est effroyable. Même les kits de test ne sont plus disponibles (…) il n’y a plus de lits dans les hôpitaux pour les nouveaux cas à Racht et dans les environs (…) nous avons besoin de nouveau personnel médical car de nombreux médecins et infirmières ont attrapé le virus ou sont si fatigués qu’ils ne peuvent pas fournir de services. » Zabih Nikfar, un autre député du régime à Lahijan, a déclaré : « la province de Guilan connait la pire situation de tout le pays. »
Kuseh Gharavi, député du régime de la province de Golestan a déclaré : « La situation est terrible dans la province de Golestan et les chiffres donnés ne sont pas vraiment réalistes. » Citant des responsables universitaires, il a ajouté : « Le nombre de personnes infectées par le coronavirus augmente de façon exponentielle (…) J’espère que des mesures spéciales seront prises pour le maîtriser. » Le nombre de victimes dans la province de Golestan est d’au moins 175.
Le gouverneur de Qazvin a lancé une alerte rouge, fermant tous les lieux publics, les sanctuaires, les musées, les mosquées et les résidences universitaires.
Maryam Radjavi : les organisations internationales doivent condamner le régime des mollahs pour sa dissimulation criminelle
Dans un discours télévisé adressé au peuple iranien, Maryam Radjavi, dirigeant de la Résistance iranienne en présentant ses condoléances aux familles qui ont perdu des proches en raison du coronavirus, a souligné que sur ordre du guide suprême des mollahs, Ali Khamenei, le régime a tenu la population dans l’ignorance de l’épidémie parce qu’il ne voulait pas d’impact le 11 février sur la participation à l’anniversaire de la révolution de 1979 ni sur le taux de participation à la mascarade électorale des législatives. Et dans les jours qui ont suivi, il a n’a pas hésité à déclarer que d’autres avaient fait de cette maladie un prétexte pour saper les élections. Il a également affirmé que le virus n’était « pas si grave » et que son régime avait fait preuve de transparence vis-à-vis de l’opinion publique dès le premier jour.
Mme Radjavi a ajouté que le régime poursuivait à ce jour sa dissimulation. Le corps des pasdarans, le ministère du Renseignement et d’autres organes répressifs font tout leur possible pour empêcher que le nombre réel de victimes et de personnes infectées soit rendu public. L’ampleur de la cruauté et de la criminalité de la théocratie est manifeste dans le fait qu’elle laisse des centaines de milliers de prisonniers sans défense face à ce virus mortel.
La présidente élue du CNRI a souligné que les mollahs ont non seulement mis en danger la vie des Iraniens mais ont également fait du pays un épicentre de transmission de ce virus à de vastes régions du monde. C’est l’autre face de la médaille de la belligérance et de l’exportation du terrorisme des mollahs qui servent à préserver leur régime honteux. Elle a ajouté que la conduite criminelle des mollahs dans l’épidémie du Coronavirus est aussi l’autre face de son grand massacre de manifestants lors du soulèvement de novembre 2019. Quand leur pouvoir est en danger, ils n’ont de pitié pour personne, a-t-elle dit.
Mme Radjavi a ajouté que le combat du peuple iranien contre le coronavirus faisait partie intégrante de sa lutte contre le régime inhumain des mollahs. C’est à nous de nous lever pour protéger les intérêts du peuple iranien et exprimer notre indignation en étendant nos protestations et nos grèves contre le régime dans toute la mesure du possible, a-t-elle souligné.
Il faut retirer les ressources médicales et de soins de santé du monopole du corps des pasdarans et des organes affiliés à Khamenei et les mettre à la disposition de la population pour être utilisées sous la supervision de médecins et du personnel infirmier honorables et épris de liberté.
Le dirigeant de la résistance iranienne a appelé tous les partisans de la Résistance iranienne à aider et soigner ceux qui ont contracté le virus et à contribuer à sauver la vie de leurs compatriotes, tout en prenant les mesures de sécurité nécessaires et en utilisant toute la gamme des ressources médicales disponibles.
Mme Radjavi a exhorté les Iraniens à utiliser tous les moyens possibles pour informer le public sur l’épidémie du coronavirus, et en particulier à faire connaitre des noms des défunts et le nombre de morts afin de déjouer la conspiration du silence du régime à cet égard.
Elle a souligné que le Conseil de sécurité des Nations Unies, le Secrétaire général, le Conseil des droits de l’homme, la Haut-Commissaire aux droits de l’homme et les autres organisations internationales concernées doivent condamner le régime des mollahs pour sa dissimulation criminelle continue de la propagation du coronavirus en Iran, qui a mis en danger la vie des personnes en Iran et dans d’autres pays. Elle les a également appelés à prévenir une catastrophe humanitaire majeure en prenant des mesures immédiates pour sauver la vie et la santé des prisonniers, en particulier des prisonniers politiques qui sont torturés et risquent d’être exécutés.
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