Alors que la théocratie iranienne refuse d’assurer les revenus des travailleurs, les médias officiels ont révélé ce 15 avril que le Fonds monétaire international a estimé dans son rapport de novembre 2019 que les réserves totales de devises étrangères et d’or de l’Iran s’élevaient à 85,5 milliards de dollars à la fin de 2019. Bien entendu, ces chiffres n’incluent pas les centaines de milliards de dollars des grands cartels économiques contrôlés par Khamenei et les gardiens de la révolution.
Les protestations concernant le refus de Khamenei de débloquer les fonds des conglomérats et des cartels sous son contrôle et celui des pasdarans pour payer pour les pauvres se poursuivent. Hier, lors de son discours au Parlement, Mostafa Kavakebian a déclaré : « il y a un mois, j’ai demandé pourquoi les ressources dont dispose le gouvernement, comme la Fondation des Déshérités, le Siège de l’application de l’ordre de l’imam Khomeiny et la Dotation Astan-e Qods Razavi, ne sont pas utilisées ? Il est temps que toutes les institutions gouvernementales et non gouvernementales, les grandes et vastes entreprises publiques, apportent leur aide. Nous ne devons pas politiser le coronavirus. Ce n’est pas le moment d’essayer de régler les comptes entre factions. Si nous voulons nous plaindre, la question la plus importante est de savoir pourquoi, bien qu’ils soient au courant de l’existence du Coronavirus, le gouvernement et le ministère de l’Intérieur ont organisé les élections législatives le 21 février 2020 ? »
Avant-hier, Gholamreza Heydari, un autre député du Majlis, s’exprimant lors d’une séance publique, a déclaré : « les actifs de ces institutions appartiennent à la nation et au pays. Il est normal que la Fondation des Déshérités, le Siège de l’application de l’ordre de l’imam Khomeiny et divers conglomérats disposant de ressources financières et de revenus, donnent leurs actifs au peuple volontairement et sans agir comme s’ils faisaient une faveur ou une œuvre de charité. » Heydari, dont le discours a été repris par l’agence ILNA, a ajouté : « l’utilisation de ces avoirs nécessite l’ordre de Khamenei. »
Les décès dus aux coronavirus dépassent les 30.000
La principale force de l’opposition iranienne (OMPI / MEK) a annoncé le 16 avril 2020 que le nombre de décès dus au coronavirus avait dépassé le chiffre de 30.000 dans 294 villes d’Iran. Le nombre de victimes dans les provinces de Téhéran est de 4.970, de Qom 2.810, d’Ispahan 2.145, de Mazandaran 1.910, d’Alborz 1.135, de Golestan 1.050, d’Azerbaïdjan de l’Est 950, de Kermanchah 845, de Fars 790, de Hamedan 750, du Kurdistan 490, de Markazi 490, de Zanjan 450, de Khorassan du Nord 315, de Chaharmahal-Bakhtiari 276, d’Ilam 250, de Kohguilouyeh-Boyer-Ahmad 170, et de Khorassan du Sud 105.
Fermeture du site de l’état civil et interdiction aux facultés de médecine de fournir des statistiques
Le régime clérical a pris des mesures sans précédent pour dissimuler les décès stupéfiants causés par le coronavirus, car il est terrifié par l’indignation et les soulèvements populaires. Selon la directive du ministère du Renseignement, le site de l’état civil du pays a été fermé pour empêcher la fuite des informations sur le nombre de morts. L’état civil de Téhéran, qui publie un tableau mensuel et les causes de décès dans la province, n’a pas publié ce tableau pour mars 2020.
Hier, le porte-parole du ministère de la Santé a déclaré qu’un tiers des décès des deux derniers jours s’étaient produits à Téhéran, ce qui rappelle l’encombrement des transports publics et de la circulation à Téhéran.
GIPHY App Key not set. Please check settings