la Liga a repris, « sans public mais avec espoir »

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« Sans public, mais avec espoir! » Comme le cri du cœur de ce supporter d’une soixantaine d’années devant le stade Pizjuan, où a été donné le coup d’envoi du derby de Séville à huis clos ce jeudi soir à 22h04, l’Espagne tout entière a pris le pouls du retour de la Liga et de ses stars, après trois mois d’arrêt.

Après la reprise réussie des championnats en Allemagne (le 16 mai) et au Portugal (le 3 juin), les projecteurs se sont braqués sur les champions du monde Nabil Fekir (Betis Séville), Jesus Navas (Séville FC) et les autres vedettes du ballon rond espagnol, qui ont marqué ce jeudi le retour de cette Liga « bizarre », « spéciale », dans un contexte de haute vigilance sanitaire.

Les joueurs ont retiré leurs masques dans le couloir, sont entrés sur la pelouse dans un stade Pizjuan vide au son de l’hymne du Séville FC, et après la minute de silence en hommage aux victimes de la pandémie prévue dans tous les stades d’Espagne pour cette 28e journée de championnat ce week-end, le coup d’envoi a été sifflé par l’arbitre Mateu Lahoz, et la Liga a redémarré.

« C’est très bizarre, c’est différent. On le vit avec tristesse (à cause du huis clos), mais à part ça, c’est toujours aussi intense », confie Laura Marin, jeune supportrice du Séville FC, présente aux abords du stade avant le début du match.

En début de soirée, pour accueillir les bus des deux équipes, environ 200 supporters masqués s’étaient réunis autour du stade Pizjuan, dans le centre de Séville, où se déroule le premier match de Liga depuis l’arrêt des compétitions dans le pays en raison de la pandémie, le 12 mars.

Et ce, malgré le large dispositif de sécurité déployé: 600 membres des forces de l’ordre, rues bloquées, barrières dressées autour du stade… qui ont fini par décourager les supporters, dispersés avant le coup d’envoi.

– « Le football qu’on aime tant » –

José Luis Meana, supporter venu lui aussi encourager les joueurs à leur arrivée, suivra toutefois le match à la radio. Il indique à l’AFP que malgré l’interdiction d’accès au stade, il vit ce derby « avec beaucoup de passion, parce que le football qu’on aime tant est de retour ».

A Séville, où le derby est l’un des plus bouillants d’Espagne, comme à Bilbao, Madrid ou Barcelone, des guirlandes de maillots des clubs espagnols avaient été accrochées dans les rues passantes, pour relancer l’engouement… mais après trois mois de léthargie, la flamme a du mal à prendre.

Les fans sévillans de chaque camp ont dû garder leurs railleries usuelles pour les réseaux sociaux, refroidis par les strictes mesures post-pandémie adoptées par les autorités sanitaires espagnoles et LaLiga, gestionnaire du football professionnel en Espagne… bien que ce match de reprise bénéficie d’une vitrine mondiale.

« Il est très important que nous tenions compte de ce que l’on nous demande, que les fans respectent les distances de sécurité, que ce soit chez eux, dans les bars… C’est la seule fois dans notre vie que ça va arriver. Il faut le vivre à 100%, mais en respectant les mesures. Nous allons le faire ainsi, alors les supporters aussi », avait demandé l’entraîneur du Betis, Rubi, mercredi en conférence de presse d’avant-match.

– Masques, gants et désinfection –

C’est un crash-test grandeur nature pour les normes sanitaires et une première étape vers un retour à la normale… dans un pays qui a déploré 242.707 cas et 27.136 morts du nouveau coronavirus, selon les derniers bilans, jeudi.

Alors que le débat est déjà lancé en Espagne pour un éventuel retour d’une partie des supporters dans les stades d’ici fin juin, la reprise s’est bien faite dans des stades fermés au public, où les joueurs ont pénétré gantés et masqués.

Un système de vols et d’hôtels exclusivement réservés aux équipes a été mis en place par la Liga. Les déplacements au stade seront effectués dans deux autobus séparés pour les membres d’une même équipe, ou bien il sera demandé aux joueurs de venir dans leur véhicule individuel, et ils devront se soumettre à des tests de détection du coronavirus avant de pénétrer dans les vestiaires désinfectés.

Même protocole samedi (22h00) à Majorque, où Lionel Messi, Antoine Griezmann et toutes les vedettes du Barça feront leur grand retour dans la compétition. Idem dans le petit stade champêtre Alfredo Di Stéfano (6.000 places), en banlieue nord de Madrid, où le grand Real Madrid de Zinédine Zidane et Karim Benzema recevra Eibar, dimanche (17h30 GMT)… toujours à huis clos.

Mais avant de se braquer sur ces superstars ce week-end, tous les projecteurs de la planète football sont désormais focalisés sur le stade Pizjuan de Séville ce jeudi soir, où la Liga espagnole est revenue, entre le silence d’un stade vide, la prudence sanitaire, et la passion d’un derby.

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