Burton et son bateau « d’attaque pour le dernier run! »

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Confiant dans sa trajectoire pour rallier l’arrivée aux Sables d’Olonne, plus longue mais plus rapide, Louis Burton, s’est dit jeudi dans un entretien à l’AFP, « en pleine forme » et « d’attaque pour le dernier run » du Vendée Globe, qui devrait connaître son vainqueur mercredi prochain.

Burton (Bureau Vallée 2) fait partie des cinq skippers qui peuvent jouer la victoire sur cette fin de course autour du monde en solitaire. Troisième au classement de jeudi soir, il est le seul à naviguer sur cette route ouest.

Q: Comment ça se passe à bord de votre Imoca ?

R: « Ca y est, ça bombarde, j’ai enfin attrapé, enfin je dis enfin, je l’ai attrapé au moment où il fallait l’attraper, mais ça a été long pour aller chercher un vent plus fort, plus fort plus tôt. J’ai traversé un minimum de vent cette nuit, et au petit matin ça a commencé à rentrer et maintenant ça bombarde ».

Q: Etes-vous confiant dans votre choix de trajectoire ?

R: « C’est vrai que c’est un choix qu’il fallait faire dès la sortie du pot au noir. Il y a eu des moments de doute parce que les situations, les fichiers météo font que parfois ça va être plus positif pour toi un jour, plus positif pour ceux qui sont partis de l’autre côté un autre jour. Après il y a des constantes météo qui font que j’ai fait ce choix-là. Pour l’instant, à date, la constante a l’air d’être respectée, je suis plutôt content, on verra dans quelques jours, dans quelques heures plutôt, mais pour l’instant je ne suis pas mécontent ».

Q: Dans quel état de forme êtes-vous ?

R: « Ça va, on est prêt pour le dernier run, j’ai beaucoup bricolé sur le bateau depuis l’entrée dans le pot au noir, pour stabiliser les pièces d’usure, remplacer ce qui devait être remplacé, tout ce qui risquait de casser dans la brise comme on va avoir, ça m’a pris un peu de temps, ça m’en a fait perdre aussi. L’avantage c’est que Bureau Vallée et moi, on est d’attaque pour le dernier run ! J’étais très fatigué jusqu’à la sortie du pot au noir, mais depuis on est dans l’alizé, un alizé d’Atlantique nord beaucoup plus stable que celui de l’Atlantique sud, du coup j’en ai profité pour me reposer et réparer le bateau au mieux avant d’attaquer la stratégie de fin de course. Donc ça va, franchement je suis en pleine forme, je fais des bonnes nuits de sommeil où j’arrive à bien dormir ».

Q: Comment définiriez-vous ce dernier run qui vous attend ?

R: « C’est une course de vitesse, le meilleur rapport entre vitesse instantanée et vitesse de rapprochement au but. Contrairement à l’option que j’ai prise et qui m’éloignait de la route directe, là ça va être de trouver le meilleur compromis entre cap et vitesse. Deux, trois manœuvres à exécuter pour gérer la trajectoire jusqu’aux Sables d’Olonne donc finalement pas tant que ça. Mais chaque empannage est un passage à niveau, si tu ne le gères pas bien tu te plantes. Après il faut faire attention, depuis quelques jours il y a de plus en plus de cargo, de plaisanciers, y a du monde. Faut faire très attention, les collisions peuvent arriver. C’est un autre écueil dans lequel il ne faut pas tomber ».

Q: Est-ce que vous savourez ces derniers jours en mer ou vous vous languissez d’arriver à terre ?

R: « Un peu des deux, c’est compliqué. Quand ça ne va pas assez vite, je me languis d’être à terre et quand ça se passe comme là, mer plate, bleue, ciel bleu, 20 nœuds de vent, le bateau à 20 nœuds qui glisse, je savoure. C’est l’éternelle insatisfaction de l’être humain ».

Propos recueillis par Sabine COLPART

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