des victimes du séisme en Indonésie face à des choix déchirants

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des victimes du séisme en Indonésie face à des choix déchirants

Iwan Gunawan a été forcé de laisser sa femme gravement blessée sous les décombres pour porter secours à sa fille. Comme lui, plusieurs survivants ont fait face à des situations et des choix déchirants après le séisme qui a ébranlé l’Ouest de l’île de Java en Indonésie.

Quand le marchand de poisson s’est précipité pour sortir sa fille des débris après le séisme lundi, un pan de mur s’est effondré sur lui, l’empêchant de respirer.

« Je chantais +Sauve moi mon Dieu+. J’essayais de protéger ma fille et j’essayais d’être fort », dit-il. Il a réussi à s’extraire et est allé chercher sa fille. Mais des débris continuaient de tomber.

« Je voulais aussi sauver ma femme, mais si j’avais persisté nous serions tous morts ».

La secousse qui a fait plus de 260 morts autour de la ville de Cianjur a séparé les familles et les amis et les a forcé à prendre des décisions cornéliennes en quelques secondes.

Des toits et des murs sont tombés sur les habitants tandis que des glissements de terrains venus des collines environnantes ont emporté des véhicules et enseveli de nombreuses personnes.

Se tenant devant sa maison détruite le jour suivant, Iwan Gunawan essuie des larmes en relatant la mort de son épouse.

« Tout est fini », se désole cet habitant du village de Ciputri (Java Ouest), âgé de 41 ans.

Quelques instants plus tard, deux hommes amènent sa fille sur un brancard et la déposent devant la maison voisine. Iwan Gunawan se précipite vers elle pour la consoler quand elle gémit de douleur.

« Ne pleure plus papa est là maintenant », dit-il en l’embrassant sur le front.

– Pris au piège –

Le jeune Aprizal Mulyadi, lui, s’était réveillé comme tous les lundi pour aller étudier dans son pensionnat islamique.

Quelques heures plus tard, il a dû être retiré des débris du bâtiment et a perdu un ami qui avait sacrifié sa vie pour le sauver.

Les jambes de l’élève de 14 ans étaient prises au piège dans le béton quand la pièce s’est écroulée autour de lui.

Son ami âgé de 12 ans, Muhammad Zulfikar, l’a tiré des décombres. Mais alors qu’il se précipitait pour aider un autre élève, le toit s’est effondré sur lui.

« Je ne pouvais pas l’aider parce que mes jambes et mon dos étaient blessés. Quand il a été pris au piège, il m’a dit de partir pour me sauver », explique-t-il assis sur une tôle ondulée derrière son école en ruines.

« Je suis traumatisé, je ne peux pas dormir parce que je pense à ce qui s’est passé », dit-il en attrapant sa cheville, enflée et en sang après avoir été broyée par les débris.

– « Accablé » –

Des équipes de sauveteurs s’efforçaient mardi de retrouver des survivants, pris au piège par la catastrophe.

Le président indonésien Joko Widodo s’est rendu sur place pour offrir son soutien et promettre des compensations à ceux dont les maisons ont été détruites.

Des veillées funèbres et des enterrements ont été organisés à travers la ville meurtrie.

Mais pour certains habitants, la douleur est trop grande.

Iwan Gunawan sanglote en se rappelant comment sa femme cuisinait, la veille du tremblement de terre, du manioc dans la maison familiale.

« Je suis accablé. Ma maison est détruite et j’ai perdu ma femme. Dieu, donne moi de la force », supplie-t-il au milieu des larmes.

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